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Encyclopédie - Super-Bouffon (le) (Kingsley) - Marvel-World.com

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Véritable nom : Roderick Kingsley
Profession : retraité, autrefois grand couturier, PDG et criminel professionnel
Statut légal : Citoyen des Etats-Unis naturalisé citoyen du Bélize avec un casier judiciaire aux Etats-Unis
Identité : Publiquement connue ; autrefois secrète
Autre identité : The Hobgoblin (VO)
Lieu de naissance : Inconnu
Situation de famille : Célibataire
Parents connus : Daniel Kingsley (frère)
Appartenance à un groupe : Ancien allié de la Rose (Richard Fisk)
Base d'opérations : Actuellement le Bélize, autrefois New-York (New-York, Etats-Unis)
Première apparition : VO : (Kingsley) Peter Parker the Spectacular Spider-Man # 43 (juin 1980, par Roger Stern & Mike Zeck), (Super-Bouffon) Amazing Spider-Man (vol.1) # 238 (mars 1983, par Roger Stern & John Romita Jr) – VF : (Kingsley) Nova n°41 (juin 1981), (Super-Bouffon) Strange n°189 (septembre 1985)
Taille : 1m80
Poids : 84 kg
Yeux : Bleus
Cheveux : Gris

Histoire : Roderick Kingsley commença sa carrière comme grand couturier mais, dès le début, il ambitionnait beaucoup plus. Homme d’affaires agressif, brutal et impitoyable, Roderick était prêt à œuvrer des deux côtés de la loi afin d’utiliser ses talents de modélistes pour se forger un empire financier. Dès le commencement, Roderick élimina toute concurrence soit en volant les idées de ses rivaux, soit en ruinant leurs réputations avec d’impitoyables campagnes de diffamations ; ironiquement, il fut même l’employeur pendant un temps de Mary-Jane Watson, qui allait épouser Peter Parker, alias le héros Spider-Man qui allait devenir la némésis de Kingsley. Afin de dissimuler ses activités occultes, Roderick fit souvent passer son frère Daniel, timide et presque son jumeau, pour lui, disparaissant ainsi pendant des durées variables pendant que Daniel donnait l’impression que Roderick restait présent. Après avoir été victime des machinations secrètes de Kingsley, Narda Ravanna chercha à se venger de lui, adoptant pour cela l’identité de la criminelle Belladonna. Son attaque contre Roderick aurait provoqué la mort du couturier sans l’intervention du héros Spider-Man qui sauva la vie du comploteur. Même s’il n’eut à souffrir que de quelques côtés cassées suite à l’incident, l’incident le laissa avec une sérieuse blessure dans son orgueil. Se promettant à lui-même de se protéger contre toute menace d’une agression ultérieure, Roderick fut de plus en plus obsédé par l’envie de trouver un moyen d’accroître sa force et sa puissance physique.

Peu après l’attaque de Belladonna, Spider-Man devint involontairement le catalyseur de la transformation de Roderick en l’un des plus redoutés criminels de New-York. A la poursuite d’un gang de voleurs, Spider-Man fut capable d’en attraper trois mais perdit le quatrième dans les égouts new-yorkais. Au cours de la traque, ce voleur, George Hill, découvrit accidentellement l’une des anciennes cachettes secrètes du Bouffon vert (alias Norman Osborn), trouvant ses costumes et ses équipements. Sachant que Roderick recherchait exactement ce genre de puissance matérielle pour avoir déjà été en affaires avec lui, Hill lui vendit l’adresse de la cachette, espérant obtenir une récompense, mais se fit finalement tuer par Kingsley lui-même, désireux de maintenir le plus grand secret sur cette découverte. Découvrant l’un des journaux intimes de Norman Osborn, Roderick commença à examiner les divers équipements, inventions et armes du Bouffon vert et se mit à nourrir l’idée de bâtir son propre empire criminel. Il modifia l’uniforme du Bouffon vert, adapta son arment et, peu après, sous l’identité du Super-Bouffon, Roderick commença à se tailler un empire dans le milieu de la pègre new-yorkaise. Ses activités criminelles déclenchèrent bientôt un conflit entre lui et Spider-Man, et le Super-Bouffon fut contraint d’affronter le héros au cours d’un combat. Ne disposant pas de la force surhumaine du Bouffon vert des origines, Roderick fut sévèrement battu et évita de justesse d’être capturé, retournant soigner ses blessures reçues au cours de l’affrontement.

Utilisant les informations acquises dans les différents journaux laissés derrière lui par Norman Osborn, Roderick se lança dans une campagne de chantage envers divers notables de New-York, dont l’éditeur J. Jonah Jameson et le fils d’Osborn lui-même, Harry. Inévitablement, cela l’amena à affronter une nouvelle fois Spider-Man, que Roderick considérait comme une simple nuisance et n’envisageait de s’en débarrasser qu’ultérieurement. Après avoir été battu à plusieurs reprises après leur première rencontre, et avoir perdu les journaux d’Osborn dans l’incendie de l’une de ses cachettes, Roderick devint au contraire obsédé par le tisseur et se mit à chercher par tous les moyens à augmenter sa force afin de pouvoir tenir tête à son ennemi lors de leurs affrontements.

Après avoir recherché, et retrouvé, les différents journaux intimes de Norman Osborn – dont il avait appris qu’il était le premier Bouffon vert lors de sa découverte initiale – Roderick se retrouva enfin en possession de la formule originelle responsable de la force du Bouffon vert. Utilisant un simple voyou appelé Arnold « Lefty » Donovan comme cobaye involontaire, Roderick testa sur lui la formule originelle, puis l’envoya combattre Spider-Man dans l’uniforme du Super-Bouffon. Roderick surveilla à distance le combat, à la recherche d’anomalies biologiques. Donovan fut vaincu, démasqué mais, avant qu’il ne puisse compromettre Kingsley, celui-ci activa le planeur à distance qui se crasha, tuant Donovan.

Convaincu que le test était un succès, Roderick améliora la formule afin d’en éviter les effets latents sur sa santé mentale qui avaient frappé Osborn. Même si Roderick était désormais presque l’égal de Spider-Man sur le plan de la force physique, et bien plus fort que le premier Bouffon vert, le tisseur réussit à maîtriser le Super-Bouffon lors de leur rencontre suivante, le criminel manquant de se noyer en s’échappant. Ebranlé par son contact avec la mort, Roderick se décida à manœuvrer à l’arrière plan pour réaliser ses projets. Découvrant que le journaliste Ned leeds avait découvert sa double identité, il l’enleva et lui fit subir un lavage de cerveau afin de l’utiliser comme un pion dans ses projets, il lui fit revêtir l’uniforme du Super-Bouffon, le contrôlant à distance par hypnose, ce qui permettait désormais à Roderick de poursuivre ses activités criminelles tout en évitant le danger croissant d’une confrontation physique avec Spider-Man. Sous les ordres de Kingsley, Leeds put ainsi nouer une alliance avec l’un des chefs de la pègre new-yorkaise, la Rose (alias Richard Fisk, le propre fils du Caïd), dans le but de renverser le Caïd ; en effet, Leeds avait déjà rencontré Fisk auparavant et avait gardé des contacts avec lui, des contacts que Kingsley utilisa à son avantage, Fisk étant persuadé que Leeds était le Super-Bouffon depuis la première apparition de celui-ci. Afin de renforcer encore le secret autour de l’identité du Super-Bouffon, Roderick hypnotisa également Flash Thompson ; celui-ci, sous le costume du Super-Bouffon, se fit capturer peu après par Spider-Man et fut alors incarcéré. Libéré peu après par Jack O’Lantern (alias Jason Macendale), Thompson fut traquée par la police avant d’être finalement reconnu innocent par la suite. De son côté, Macendale, ayant découvert que Thompson n’était qu’un pion, se sentit manipulé par le vrai Super-Bouffon et décida de chercher un moyen de se venger de lui.

Ironiquement, la Rose engagea dans un premier temps Jack O’Lantern lors de la guerre des gangs qui éclata après la mystérieuse disparition du Caïd. Furieux, Roderick affronta son adversaire, le battit, contraignant Lantern à trouver un autre moyen de se venger du Super-Bouffon. Peu après, le Super-Bouffon, qui cherchait à abandonner son identité costumée, et la Rose se disputèrent et ce dernier tenta d’assassiner son ancien partenaire, persuadé qu’il était Leeds. De son côté, Roderick vendit au Caïd, revenu à New-York, le secret de l’identité de la Rose en échange d’informations permettant à Leeds de faire un reportage, renforçant ainsi l’illusion que le journaliste était le Super-Bouffon depuis le début. Roderick ayant suffisamment bien dissimuler son rôle de Super-Bouffon derrière Leeds, ce fut ce dernier qui paya finalement le prix de la lutte entre les deux criminels. Lorsque Leeds commença à devenir de plus en plus incontrôlable, probablement une conséquence du lavage de cerveau subi, Roderick laissa filtrer auprès de l’Etranger – qui avait été engagé par Jason Macendale pour tuer le Super-Bouffon – que la véritable identité de l’homme qu’il recherchait était Ned Leeds. L’Etranger fit alors assassiner Leeds peu de temps après, lors d’un voyage en Allemagne. A son retour d’Europe, Spider-Man reçut des mains du Caïd des preuves établissant que Leeds était le Super-Bouffon ; pour protéger la réputation de son ami et de son épouse Betty Brant-Leeds, Spider-Man détruisit les preuves, persuadé que le vrai Super-Bouffon avait fini de nuire. Avec la carrière du Super-Bouffon officiellement terminée et son secret parfaitement préservé, Roderick se retira alors en Europe.

Pendant son absence, Jason Macendale reprit le nom du Super-Bouffon, convaincu que son ennemi était effectivement décédé. L’imposture de Macendale amusa initialement Roderick mais, plusieurs mois après, lorsque Macendale révéla au cours de son procès qu’il n’était pas le premier Super-Bouffon mais uniquement le successeur du premier Bouffon, alias Ned Leeds, Roderick commença à se sentir menacé, pensant qu’un risque existait pour qu’il finisse par être démasqué si une enquête approfondie était menée sur la carrière de Leeds comme Super-Bouffon. Il rentra alors à New-York avec l’intention de tuer Macendale. Il assassina rapidement le prétendant au nom du Super-Bouffon, pénétrant dans la prison où il était détenu et le réduisant en cendres, protégeant à la fois son secret et pour le punir de n’avoir pas été digne du nom du Super-Bouffon, et redevint le criminel costumé. Cependant, Betty Leeds commença immédiatement à enquêter sur son défunt mari, souhaitant connaître la vérité à son sujet. Du coup, Roderick l’enleva, escomptant par la même occasion attirer Spider-Man dans un piège. Mais, au cours du combat, le frère de Roderick, Daniel, fut capturé et révéla qu’il avait parfois remplacé son frère dans son identité civile pendant que celui-ci revêtait l’uniforme du Super-Bouffon. De son côté, Roderick affronta une nouvelle fois Spider-Man mais fut battu et démasqué, permettant ainsi de laver le nom de Leeds de toute accusation. Roderick Kingsley fut alors incarcéré.

Quelques temps après la défaite de Kingsley, Norman Osborn réapparut sur la scène publique, annonçant qu’il avait simulé sa mort pour échapper à Spider-Man et niant avoir jamais été le Bouffon vert. Furieux, Roderick laissa alors entendre qu’il était en possession du dernier journal intime d’Osborn, prouvant que le Bouffon vert des origines n’était autre que l’industriel. Cherchant alors à éliminer tout témoin potentiel, Osborn fit évader Roderick de prison, lui fournit un nouvel équipement de Super-Bouffon alors qu’un nouveau Bouffon vert (une construction génétique artificielle d’Osborn) enlevait Daniel Kingsley, censément le seul à connaître l’emplacement du journal. Après capturé Daniel et Spider-Man, les deux Bouffons retournèrent chez Osborn qui révéla savoir parfaitement qu’il n’y avait d’autre journal et qu’il avait profité de la diversion pour mettre la main sur l’empire criminel de Roderick. Furieux, Roderick attaque et une bataille mettant aux prises les deux Bouffons et Osborn s’en suivit ; Spider-Man fut capable de mettre Daniel Kingsley en sécurité avant que l’immeuble entier ne s’effondre. Les trois criminels s’échappèrent mais, même si Osborn s’estima le vainqueur de la rencontre, Roderick avait réussi à prendre la fuite avec plusieurs millions de dollars, récupérés sur divers comptes offshore. Puis, tranquillement, il décida de s’installer au Bélize pour profiter de sa fortune.

Pouvoirs : Après avoir obtenu la formule originelle du Bouffon vert et l’avoir modifiée pour en éviter les effets néfastes, Roderick acquit une force surhumaine lui permettant de soulever (ou d’exercer une pression) environ 9 tonnes. La formule améliora également ses réflexes, sa vitesse et son endurance physique. Il est aussi probable qu’elle lui conféra à un certain degré un facteur de guérison accéléré, même si aucune preuve n’en a été apporté.

Aptitudes : Kingsley était relativement versé en chimie, biologie, hypnose et les diverses drogues permettant de faciliter le contrôle mental d’une autre personne. Il était aussi un homme d’affaires impitoyable, dirigeant à la fois une entreprise légale que d’une organisation criminelle.

Armes : Le Super-Bouffon utilisait un vaste arsenal d’armement divers, dont la plupart a été adaptée à partir de l’arsenal du premier Bouffon vert. Il utilisait ainsi diverses grenades à concussion ou incendiaires, ayant la forme de citrouilles miniatures d’Halloween. L’une de ses grenades incendiaires explose presque sans bruit et libère suffisamment de chaleur pour faire fondre une plaque d’acier d’une épaisseur de 7 centimètres. Il transporte aussi diverses bombes émettant de la fumée ou d’autres gaz, qui sont chacune d’elles d’un manteau en plastique léger qui ressemble à un fantôme quand la bombe est projetée. Le Super-Bouffon a amélioré une découverte chimique du premier Bouffon qui peut neutraliser les perceptions extrasensorielles de Spider-Man, appelées « sens d’araignée ». La version du Super-Bouffon peut neutraliser ce pouvoir du héros pendant une durée d’environ 24 heures, voire même 36. Le Super-Bouffon possède aussi plusieurs lames de jet, aussi tranchantes que des rasoirs, et qui ont l’apparence d’ailes de chauve-souris. Le Super-Bouffon porte l’essentiel de ses armes dans sa sacoche.

Les gants du Super-Bouffon sont dotés de filaments alimentés par des microcircuits et qui sont capables de canaliser des décharges électriques de haute fréquence d’environ 10000 volts ; des batteries rechargeables sont attachées à ces gants ainsi que dans sa tunique. Ils peuvent libérer leurs décharges pendant une durée de 5 minutes continues avant d’épuiser leurs réserves d’énergie. Le Super-Bouffon accrut la puissance des décharges du premier Bouffon en rajoutant un mécanisme de tir automatisé, par informatique, qui permet à son bras de se déplacer dans une séquence aléatoire, libérant rapidement une succession d’éclairs électriques, dans le but d’empêcher Spider-Man d’utiliser son sens d’araignée afin d’éviter un tir intentionnel.

Equipement : Bien que visuellement différent, l’uniforme du Super-Bouffon soit équivalent à celui du premier Bouffon vert, il incorpore aussi une cotte de mailles légère comme protection sous la tunique. Pour se déplacer, le Super-Bouffon chevauchait un planeur monoplace, propulsé par un réacteur unique miniaturisé, doté également d’une poussée verticale, qui lui conférait une grande manœuvrabilité. Le planeur peut atteindre une vitesse de 150 km/h et peut supporter un poids d’environ 180 kg, dont le poids du Super-Bouffon et de son équipement (voire beaucoup plus sur de très courtes durées). A vitesse maximale avec un poids de charge normal, le planeur a une autonomie d’environ 1 heure. Les contrôles manuels, assistés par microprocesseurs, se situent derrière la tête du planeur et peuvent être également activés par commandes vocales via un système de radio intégré au masque du Super-Bouffon. Le planeur est, néanmoins, conduit essentiellement par le poids et le comportement de celui qui l’utilise. Les bottes du Bouffon se glissent dans des « étriers » fixés sur le dessus du planeur afin d’assurer sa stabilité et son contrôle du véhicule.

Pendant un temps, le Super-Bouffon utilisa également un camion équipé de divers armements, comme un fourgon de guerre, conçu à l’origine par Norman Osborn mais que celui-ci n’utilisa jamais lorsqu’il fut le Bouffon vert. Le fourgon est conçu pour atteindre une vitesse moyenne de 150 km/h. Il contient un système d’autoguidage automatique et informatisé. Il peut supporter un impact égal à l’explosion d’un projectile de mortier avant que son pare-brise, fait d’une plastique noir opaque spécialement renforcé, ne soit endommagé. Ce pare-brise reste bien moins résistant, et lourd, que le reste du fourgon. L’un des fourgons employés par le Super-Bouffon fut détruit lorsque le système d’autodestruction fut déclenché mais le Super-Bouffon disposait vraisemblablement d’au moins un autre modèle, sans compter le fait qu’il pouvait certainement en reconstruire un autre.

Commentaires : Roderick Kingsley ne doit pas être confondu avec les autres personnes ayant revêtu l’uniforme du Super-Bouffon : outre Kingsley, il y eut Arnold Donovan, Ned Leeds et Jason Macendale. Un cinquième Super-Bouffon, associé à Lady Octopus, fit son unique apparition lors de la Guerre secrète de Nick Fury, mais son identité demeure inconnue, de même que ses éventuels liens avec les autres Super-Bouffons.

Par ThierryM

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