Partagez nous


Encyclopédie - Symbiotes (les) - Marvel-World.com

Encylopédie

News » Marvel » Encyclopédie » Symbiotes (les) (9477 lectures)

Représentants connus : Carnage, Venom, Toxin
Autres noms : The Symbiote race (VO) ; les costumes organiques, les « aliens », probablement d’autres encore
Base d’opérations : inconnue, mais certains d’entre eux demeurent à New-York (la ville dont est originaire la plupart de leurs hôtes humains sur la Terre)
Première apparition :
(costume noir de Spider-Man) : VO : Marvel Super-Heroes Secret Wars #8 (décembre 1984, par Jim Shooter & Michael Zeck) ; VF : Spidey n°73 (février 1986),
(Venom) : VO : Amazing Spider-Man (vol.1) #300 (mai 1988, par David Michelinie & Todd McFarlane) ; VF : Récit Complet Marvel (Lug) n°25 (février 1990)
(le deuxième symbiote) : VO : Amazing Spider-Man (vol.1) #344 (février 1991, par David Michelinie & Erik Larsen) ; VF : Strange n°271 (juillet 1992),
(Carnage) : VO : Amazing Spider-Man (vol.1) #360 (mars 1992, par David Michelinie & Chris Marrinan) ; VF : Strange n°284 (août 1993)

Traits : Les symbiotes sont des organismes extra-terrestres capables de fusionner avec d’autres organismes vivants afin de survivre. Il semble que ses unions s’effectuent principalement avec des humains ou humanoïdes (y compris clones et mutants) mais certaines fusions ont été faites avec un chien, avec des cafards (pour survivre aux radiations) et avec des êtres de nature cosmique ; c’est ainsi que le symbiote « Carnage » fusionna brièvement en une occasion avec le Surfeur d’argent (un extra-terrestre originaire de Zenn-La et ancien héraut de Galactus). Cette race ne semble avoir aucun nom propre d’où leur désignation générique sous le terme de symbiote en raison de cette union précisément symbiotique avec un hôte (même si, pour certains, il s’agit plus d’un parasite bien plus qu’un symbiote), voire sous le nom de « costume organique » à cause de la manière dont ces êtres enveloppent leur hôte, restant plus ou moins amorphes à l’état naturel.

Concernant leur reproduction, les symbiotes sont asexués ce qui ne les empêche pas d’avoir la capacité de procréer un ou plusieurs autres symbiotes, par une sorte de phénomène de scissiparité. Apparemment, au vu des symbiotes présents sur Terre, il semble naturel pour un symbiote de haïr sa progéniture, probablement par crainte de la concurrence dans la recherche des hôtes et par crainte du parricide.

Initialement au moins, le symbiote n’influe pas sur le comportement de son hôte ; ainsi, Parker rejeta son symbiote uniquement parce qu’il s’agissait d’un être vivant, doté d’une volonté propre, et qu’il risquait de fusionner avec lui de manière permanente. C’est la peur qui motiva essentiellement Spider-Man (même s’il apparaît que le symbiote profitait du sommeil du héros pour assumer le contrôle de leur symbiose, privant ainsi son hôte d’un vrai sommeil réparateur). Ce n’est qu’à partir de son union avec Brock qu’il apparut clairement la force de volonté du symbiote, capable de manipuler son hôte et de le pousser à une violence extrême. Le symbiote semble, en réalité, lever les inhibitions de son hôte, supprimant, ou à tout le moins court-circuitant, les verrous imposés par la conscience de l’hôte, comme la peur de tuer pour Spider-Man mais aussi pour Toxin. Pourtant, avec une volonté suffisamment forte, l’hôte est capable d’imposer sa propre moralité à son symbiote ; en ce sens, le cas de Toxin est symptomatique puisque Mulligan put, à force de détermination, apprendre à son symbiote la distinction entre le bien et le mal. Le symbiote conserve malgré tout sa personnalité et demeure à même de prendre totalement le contrôle du corps de son hôte, soit volontairement si l’hôte le laisse agir, soit en profitant de l’inconscience de l’hôte, pendant son sommeil ou en perdant connaissance ; dans ces cas, le symbiote agit pour satisfaire ses propres envies ou pour protéger son hôte si celui-ci fait face à un proche danger. Par exemple, Toxin sauva la vie de Mulligan quand il tenta de se suicider. Ainsi, le caractère de l’hôte est le facteur prépondérant : un hôte cherchant à s’imposer, s’imposera alors qu’un hôte qui accepte la volonté de son symbiote sera dominé. C’est ce trait de caractère qui a amené, en une occasion, Brock à avoir le sentiment que le symbiote lui volait son âme. C’est donc à l’hôte qui désire rester dominant d’agir en ce sens, en inculquant ses principes au symbiote, un peu à la manière d’un enfant, comme le fait Mulligan vis à vis du sien. Il est loisible de s’interroger sur ce qu’aurait pu être la symbiose entre Spider-Man et son symbiote si le héros avait cherché à analyser les attentes de la créature, au lieu de le rejeter, principalement par peur d’être lié à un autre être vivant et conscient. Compte tenu de la haute moralité du héros, et au vu de la manière dont Mulligan a agi sur son symbiote, il est possible que le symbiote de Venom aurait été amené à avoir un caractère très différent, peut-être même bénéfique aux deux individus.

Les symbiotes ont un besoin vital de leur hôte afin de s’alimenter en adrénaline, un élément essentiel à leur survie. Lorsqu’il fut lié à Spider-Man, le symbiote de Venom découvrit que le sens d’araignée du héros déclenchait de fortes poussées d’adrénaline, faisant de lui un hôte rêvé pour ce symbiote, ce qui explique son attachement à lui et son besoin irrépressible de le retrouver et fusionner de nouveau avec lui. Sa fusion avec Brock s’explique pour sa part par la tumeur frappant l’ancien journaliste ; cette tumeur dans les glandes médullosurrénales, appelée un phéochromocytime (une forme de cancer), provoquait une forte sécrétion d’épinéphrine, faisant de Brock un véritable réservoir d’adrénaline. Leur union permit à Brock, doté d’une espérance de vie d’environ trois mois avant de rencontrer le symbiote, de survivre plusieurs mois supplémentaires, le symbiote ralentissant considérablement l’évolution de la tumeur, même si la maladie, déjà douloureuse pour Brock, est également douloureuse pour le symbiote. En fait, le symbiote considère Brock comme un pis aller, un hôte provisoire avant de retrouver Spider-Man, un élément de plus qui explique la haine de Brock à l’égard du tisseur, sa séparation d’avec son symbiote impliquant une mort rapide du cancer l’affectant. Certains symbiotes de la Terre se sont révélés dépendant envers d’autres substances ; certaines sont purement chimiques ; ainsi le symbiote de Venom connut une forte dépendance à la phénéthylamine, qui se trouve en abondance dans le cerveau humain mais aussi dans le chocolat, une envie qui le conduisit à dérober de vastes quantités de chocolat ou dévorer le cerveau d’êtres humains ; cependant, ce trait semble avoir disparu et peut donc être purement conjoncturel ; d’autres sont encore plus exotiques comme l’apparent goût du symbiote de Toxin pour les fromages forts, les plats épicés et le café très noir.

Les Symbiotes présentent une faiblesse certaine envers les ultrasons et le feu, même si chaque génération, peut-être par évolution naturelle, semble accroître sa résistance à ces phénomènes (de même que leur force semble croître d’une génération à l’autre). Néanmoins, il convient à cet égard de rappeler l’évocation par le symbiote de Venom de l’apparente importance de la millième génération de symbiote, qui pourrait expliquer cette progression en capacités des symbiotes successifs issus de ce même symbiote. Le symbiote de Venom s’est aussi révélé vulnérable à certains poisons ; c’est ainsi que le symbiote fut apparemment tué en sauvant la vie de Brock en s’exposant au toucher destructeur de Styx, un humain muté capable de tuer toute matière organique d’un simple toucher. Ce sont ces faiblesses qui explique que le symbiote de Venom, membre aujourd’hui avec McDonald Gargan des Thunderbolts est sous la constante menace de menottes à batrachotoxines, systématiquement emmenées dans le jet de l’équipe, ou de nano-chaînes, susceptibles de l’électrocuter, lors des opérations sur le terrain, afin de la garder en permanence sous contrôle.

Sur le plan physique, les symbiotes augmentent les capacités physiques de leur hôte, leur permettant de dépasser très largement celles d’un représentant standard de l’espèce de l’hôte. Cette amélioration développe, la force, l’endurance, la vitesse, l’agilité et les réflexes de l’hôte. A cela, s’ajoute une mémoire génétique des symbiotes ; ainsi, la progéniture d’un symbiote sera capable de reproduire les capacités de l’hôte du symbiote les ayant enfanté, du moment que celui-ci et son hôte sont demeurés liés suffisamment longtemps. Ainsi, le symbiote de Venom a pu « absorber » les capacités de Spider-Man, ou du moins les répliquer, et a transmis cette faculté aux symbiotes qu’il a enfantés ; à l’inverse, le contact entre ce symbiote et Wolverine fut trop court pour permettre au symbiote de répliquer les talents du mutant. L’ensemble des capacités surhumaines de Spider-Man (adhésion aux parois, extraordinaire agilité, sens aiguë de l’équilibre) a ainsi été transmis aux symbiotes issus de celui de Venom. De plus, ce symbiote, lors de son union avec Spider-Man, développa la faculté de produire une forme de toile organique qui fut également transmis aux générations suivantes ; il convient de noter que cette faculté est directement liée à la masse corporelle du symbiote qui n’est pas capable de produire indéfiniment cette toile organique. Ainsi, Venom fut vaincu après que son symbiote eut épuisé sa masse en produisant cette toile, laissant son hôte avec un symbiote réduit à l’extrême avant qu’il ne puisse reconstituer ses réserves. Cela conduit à évoquer la faculté de régénération des symbiotes dans leur ensemble, qui sont capables de récupérer de blessures qui seraient mortelles pour d’autres êtres vivants. Ils possèdent aussi un odorat très développé et un instant assez animalier. En une occasion, face à l’Homme-Sable, le symbiote de Venom fit preuve de la faculté d’émettre du poison pour blesser son ennemi mais ce fut la seule occasion et il n’est pas établi qu’il possède encore ce pouvoir, ni que celui-ci ait été transmis à la génération suivante. Avec la génération de Carnage, les symbiotes ont fait la preuve de la faculté de créer l’équivalent d’armes blanches extrêmement tranchantes en reconfigurant la forme du symbiote, en plus des crocs et griffes, hérités du symbiote de Venom. Ce même symbiote a aussi transmis à sa progéniture la faculté de « court-circuiter » le sens d’araignée de Spider-Man (un talent résultant de l’union du symbiote avec le héros), leur permettant d’attaquer le tisseur par surprise. Le symbiote peut aussi extraire les éléments de l’air nécessaires à son hôte, permettant ainsi à celui-ci de « respirer » sous l’eau ou en milieu toxique ; mais il n’est pas établi que cette faculté puisse être utilisée de manière permanente.

Sur un plan psychique, le symbiote est en communication permanente avec les pensées et les désirs de son hôte, de manière ouverte ou dissimulée (c’est-à-dire sans que l’hôte ne soit conscient de l’existence du symbiote). Ce lien explique l’apparence initiale du symbiote de Venom : quand Spider-Man le découvrit, il jalousait l’uniforme de la nouvelle Spider-Woman (Julia Carpenter) et le symbiote adopta automatiquement une apparence ressemblant à celle de l’héroïne, un aspect visuel qu’il a gardé depuis lors. Le symbiote peut aussi, dès que son hôte l’exprime, même inconsciemment, imiter l’aspect de n’importe quelle tenue, ce qui implique un contrôle total sur ses molécules. Le costume peut même faire office de camouflage (cf. image ci-contre), en adoptant l’aspect de l’environnement de son hôte, le dissimulant de manière efficace dans l’ombre mais moins efficacement en plein jour ou avec plusieurs observateurs dans des angles différents, ou si l’environnement est mouvant ou évolutif.

L’évolution semble être un caractère profond des symbiotes, chaque génération développant apparemment des capacités nouvelles par rapport à la génération précédente. Ce sont les imitations d’armes blanches chez Carnage, des cheveux longs, tentaculaires et extensibles (également transformables en armes) pour Scream, un corps hérissé de lames organiques pour Phage, des tentacules semblables à des fouets tranchants dans le dos de Lasher, la faculté de cracher de l’acide pour Agony et celle de détacher des portions de lui-même pour transmettre des messages ou de modifier son apparence globale pour planer voire voler pour Hybrid ; à ce jour, Toxin n’a toutefois pas manifesté de capacités propres. Les symbiotes sont aussi extrêmement adaptatifs : celui de Venom sut créer la toile organique pour satisfaire Parker avant de créer une queue de Scorpion depuis qu’il a fusionné avec Gargan, un talent qui n’est peut-être qu’une version étendue et plus développée de son pouvoir de changer d’apparence selon les désirs de son hôte.

Mais la plus grande faiblesse des symbiotes est leur incapacité à vivre durablement sans hôte, ou alors dans un état d’extrême faiblesse. Lorsqu’il trouve un hôte, le symbiote se lie à lui, modifiant son propre métabolisme afin de s’adapter au niveau cellulaire, revêtant l’apparence d’une sorte de costume sur l’hôte. De son côté, l’hôte bénéficie des améliorations physiques évoquées ci-dessus, dont une santé améliorée voire une rémission des maladies, même incurables, ainsi que des propriétés particulières à chaque symbiote. Cependant, même uni avec un hôte, un symbiote recherche de manière permanente un meilleur hôte (plus puissant, en meilleure santé, etc.). Une fois qu’ils ont identifié l’hôte idéal, ils cherchent à fusionner avec lui de manière permanente. Cette recherche s’illustre avec le symbiote de Venom qui a connu plusieurs hôtes (Spider-Man, Eddie Brock, Wolverine, McDonald-Gargan par exemple) alors que le symbiote de Carnage semble plus stable (ce qui ne l’a pas empêché de s’unir brièvement avec Ben Reilly, le clone de Spider-Man). La rupture de ce lien symbiotique, une fois solidement établi, est douloureuse à la fois pour le symbiote et pour l’hôte, qui est susceptible de sombrer dans le coma sous le choc (une faiblesse que Spider-Man a su exploiter pour vaincre Venom, en proposant au symbiote de revenir vers lui mais provoqua un choc psychologique chez Brock et, par répercussion, chez le symbiote). En revanche, si le symbiote et l’hôte sont en désaccord profond, la rupture peut s’effectuer de manière indolore et extrêmement rapidement ; ce fut le cas du symbiote de Carnage quand il voulut s’unir au Surfeur d’argent ou quand le symbiote de Venom laissa chuter son nouvel, et bref, hôte Angelo Fortunato, qui prenait la fuite devant le tisseur. Etrangement, l’union entre McGargan et son symbiote a conduit ce dernier à être « stocké » dans les entrailles du criminel lors des périodes d’inactivité, plutôt que de demeurer son costume de manière permanente ; la raison de ce changement est inconnue.

Hauteur : Variable
Poids : Variable
Yeux : Variable
Peau : Variable

Histoire : L’origine des symbiotes demeure inconnue. Ils existaient sans doute depuis des millions d’années quand le premier représentant connu arriva sur Terre. Selon certains récits, Galactus, le Dévoreur de planètes, serait impliqué dans leur histoire, ayant détruit leur monde d’origine. Il est probable que ces symbiotes avaient eu, à l’époque, des comportements semblable à celui de « Carnage ». Cependant, il fut finalement découvert que cette origine était erronée et que les symbiotes de cette planète étaient des éléments importés, qui avaient débordé et submergé l’espèce originelle de ce monde. Lors d’une invasion massive de la Terre par des centaines, voire milliers de symbiotes, il fut révélé que ceux-ci étaient, à l’origine, une race de conquérants insensibles, affrontant toutes les espèces avec lesquelles ils entraient en contact, se nourrissant de leurs émotions et du flot d’adrénaline sécrété par leurs victimes faisant face à la mort. Par conséquent, leurs réserves d’adrénaline ne durent jamais très longtemps et ce fait leur impose de rechercher en permanence de nouveaux hôtes.

Le symbiote qui allait devenir, avec Eddie Brock puis McDonald Gargan, Venom était, lui, d’une nature différente, souhaitant, au lieu de tuer son hôte pour s’en nourrir, un véritable lien fusionnel avec un hôte unique et former une seule entité avec lui, une symbiose au sens propre au lieu d’un parasitisme. Ce caractère l’amena à être emprisonné par les siens et il se retrouva transféré sur la planète artificielle appelée Battleworld, créée par l’entité appelée le Beyonder, durant les événements connus sous le nom des Guerres secrètes, au cours desquels plusieurs surhumains, héros et criminels, de la Terre furent rassemblés par le même Beyonder afin de s’affronter. Après l’un de ces combats, Spider-Man se retrouva en lambeaux et, à la recherche d’un nouvel uniforme, le tisseur croisa la route de Hulk et Thor ; ce dernier lui révéla que Hulk avait découvert une machine capable de réparer leurs uniformes. Ravi de la nouvelle, Spider-Man s’y rendit mais se trompa de machine et fit l’acquisition du symbiote exilé, qui se présenta initialement sous la forme d’une boule noire, se transformant immédiatement en un uniforme noir et blanc. Convaincu au départ qu’il s’agissait d’un vrai costume, Spider-Man ne se rendit compte que plusieurs semaines après les Guerres secrètes, une fois revenu sur Terre, que ce « costume » était un être vivant extra-terrestre, vivant en symbiose avec lui et désirant fusionner de manière permanente avec lui. Grâce aux Quatre Fantastiques, le tisseur parvint à s’en séparer mais, échappant aux FF, le symbiote partit à sa recherche, tentant de fusionner de force avec le héros. Celui-ci put se débarrasser du symbiote grâce aux sons d’une cloche, le symbiote étant extrêmement sensible aux ultrasons. Le symbiote semble même mourir mais eut la chance de trouver sur place un nouvel hôte, l’ancien journaliste Eddie Brock et, ensembles, ils devinrent Venom. Ils fusionnèrent de manière permanente et, à ce titre, Venom se considère comme un mutant par rapport aux autres représentants de son espèce même si, biologiquement, il est plus correct de parler d’atavisme – c’est-à-dire, sur le plan génétique, d’une réapparition chez un individu d’anciennes caractéristiques de son espèce, disparues de leur phénotype au cours de leur évolution. Le nombre de vrais symbiotes, avant Venom, est inconnu ; en revanche, Venom a indiqué à son fils Carnage que ce dernier appartenait à la 999ème génération des symbiotes, faisant de la progéniture de Carnage, Toxin, la 1000ème génération.

Venom essaya de détruire en plus d’une occasion son enfant Carnage, alors que, lors du premier affrontement entre le père et son fils, Spider-Man avait demandé l’aide de Venom pour empêcher Carnage de continuer ses meurtres. Outre Carnage, Venom eut cinq autres descendants : Agony, Phage, Riot et Scream qui fusionnèrent ensembles afin de former Hybrid. De son côté, Carnage tenta de faire la même chose avec son propre fils, Toxin, en prenant pour cible l’hôte du nouveau symbiote – qui ignorait alors qu’il portait en lui ce symbiote. Par la suite, Venom et Carnage s’allièrent contre Toxin, dont la grande force et le caractère altruiste, bien trop proche de celui de leur némésis Spider-Man, leur faisaient redouter que Toxin et Spider-Man ne s’allient contre eux deux. Cependant, Toxin se révéla plus fort que ses deux ancêtres réunis. Pendant ce temps, Venom se retrouva contraint de s’unir à son clone – en fusionnant ensembles, ce qui laissa l’hôte du clone de Venom mort, ou inconscient – ce qui ouvre la possibilité d’une sixième procréation par Venom. Dans tous les cas, celui-ci chercha à retrouver son hôte original (Spider-Man) quand Brock se révéla atteint d’un cancer incurable ; cependant, le héros échappa au symbiote qui fut contraint de retourner vers le mourant, avant d’être transmis à un autre ennemi de Spider-Man : McDonald Gargan, autrefois connu comme le Scorpion. L’état exact du potentiel sixième « fœtus » de Venom demeure, à ce jour, inconnu.

Si la plupart des symbiotes apparus sur Terre se sont avérés capables autant de grands exploits de d’immenses violences, voire de meurtres et d’autres crimes à l’encontre de l’humanité, il convient de remarquer que, pour l’essentiel, leurs hôtes humains étaient notoirement instables psychologiquement déjà avant leur fusion avec un symbiote. C’est là qu’arrive le cas Patrick « Pat » Mulligan. Avec le symbiote engendré par Carnage, Mulligan forma une entité qui fut baptisée Toxin par Venom ; à l’inverse de la plupart des autres hôtes de symbiote, Mulligan est un homme stable psychiquement, au caractère honnête et véritablement altruiste, un bon policier de New York, un mari aimant et aimé, et, de surcroît, lors de sa fusion, un futur papa. Immédiatement, il voulut employer son symbiote pour devenir un véritable héros doté de capacités surhumaines, poursuivant, sous une autre forme – et apparence – son activité policière ; selon Venom, cette tendance serait du, non au caractère de Mulligan, mais plutôt parce chaque millième symbiote d’une lignée est enclin à une « rupture psychologique. » La vérité se situe peut-être entre les deux. Toutefois, en dépit des sentiments généreux de Mulligan, son symbiote l’a, de temps en temps, incité à adopter des méthodes plus violentes dans sa lutte contre le crime, une tendance qu’il est possible d’attribuer à la mémoire génétique de l’espèce – et contredisant par cela même l’hypothèse de Venom – une situation d’autant plus aiguë au vu du nom du procréateur de Toxin : Carnage.

Le premier symbiote venu sur Terre commença à vivre avec Spider-Man avant de s’unir à Eddie Brock après avoir été rejeté par le tisseur. Ayant finalement accepté l’inévitabilité de sa mort, Brock se sépara de son symbiote volontairement, le mettant aux enchères en le confiant au Bricoleur, l’argent récolté étant ensuite versé à des œuvres caritatives. Par la suite, Brock tenta de se suicider mais fut sauvé et demeure actuellement à l’hôpital. Le chef de la pègre Don Fortunato acheta le symbiote pour son fils, Angelo Fortunato, afin qu’il puisse s’imposer dans le milieu. Angelo Fortunato devint un nouveau Venom mais le symbiote le jugea insatisfaisant (2) et l’abandonnant au pire moment, le laissant faire une chute mortelle sans intervenir. Il alla alors se lier à McDonald Gargan, jusque là connu sous le nom du Scorpion, un autre ennemi de Spider-Man. Si Gargan a repris le nom de Venom, il est parfois aussi appelé Scorpom ou Scorpion-Venom (3). Le symbiote de Venom fut brièvement porté par l’ex-épouse de Brock, Ann Weying, qui revendiqua alors le nom de Miss Venom (6) ; le symbiote revint vers Brock par la suite et Weying se suicida. Le mutant Wolverine a également porté brièvement le symbiote, recevant le surnom de « Wolvenom » (4) mais il parvint à s’en séparer et finit même par combattre Venom (alors Eddie Brock). Il se retrouva par la suite face à un clone de ce symbiote, qui fusionna également et tout aussi brièvement avec lui. Un autre clone fut porté par une spécialiste des communications, Patricia Robertson, devenant la seconde Miss Venom (5), avant d’être absorbé par le symbiote de Venom original ; cette absorption semble avoir entraîné la mort du clone mais le symbiote de Venom sembla se retrouver enceint, laissant planer le doute sur le sort de ce clone ; pareillement le sort de Robertson est inconnu.

Comme évoqué précédemment, le symbiote de Venom engendra plusieurs autres symbiotes. Scream (1) fut le premier symbiote à choisir un hôte de sexe féminin, apparemment prénommé Donna ; son sort actuel est inconnu. Les symbiotes Agony (5), Lasher (4), Phage (2) et Riot (3) ont finalement fusionné pour former le symbiote d’Hybrid (6), qui est porté par Scott Washington ; il fut le premier symbiote véritablement héroïque et le premier Afro-américain à porter un symbiote ; son sort actuel est également inconnu. Toutefois, le symbiote issu de Venom le plus connu est sans conteste le symbiote de Carnage (1), uni à Cletus Kasady, un tueur psychopathe qui fut le voisin de cellule de Brock lors de l’une de ses incarcérations, précisément au moment où le symbiote de Venom engendrait son premier enfant. Carnage semble avoir été tué par Sentry (Bob Reynolds), déchiré dans l’espace orbital au cours de l’évasion massive du Raft. Avant sa disparition, ce symbiote s’unit brièvement à Ben Reilly, formant Spider-Carnage (2), puis avec le Surfeur d’argent ; il retourna cependant ensuite vers Kasady. Le symbiote de Carnage finit également par engendrer son propre rejeton ; refusant cette situation, il tenta de s’opposer à cette naissance, mais manqua d’y rester. Trop affaibli pour éliminer son enfant, il se résolut à l’implanter dans le premier hôte disponible, Patrick Mulligan, un policier honnête et courageux ; ensembles, ils devinrent le justicier Toxin.

Commentaires : Les symbiotes sont apparus sur de nombreuses Terres alternatives. Comme le montre certains de ces cas, les différences entre ces Terres peuvent expliquer toute ou partie des différences constatées entre la nature et le caractère de ces symbiotes. Sur la Terre-928, en l’an 2099, le symbiote de Venom se retrouva, dans des circonstances inconnues, sans aucun hôte et plongea dans un état hibernal où il demeura environ un siècle, dissimulé dans les égouts, montrant que, au moins sur cette Terre, les symbiotes peuvent survivre sous cette forme en l’absence d’union avec un hôte. Quoi qu’il en soit, il fut ainsi retrouvé par Kron Stone, le demi-frère psychopathe de Miguel O’Hara – le Spider-Man de cette époque – et qui venait d’être abattu par le Punisher (Jake Gallows) ; agonisant dans les égouts, Stone effleura une masse sombre qui se révéla être le symbiote, relique de l’âge des héros. Stone et le symbiote fusionnèrent, reprenant le nom de Venom, et doté des mêmes capacités arachnéennes que le Spider-Man d’origine.

Sur la Terre-982, le symbiote de Venom, après avoir été brièvement porté par Spider-Girl (May Parker, la fille de Spider-Man) (1), se transmit à Norman Osborn Jr, petit-fils de Norman Osborn, le premier Bouffon vert, recevant le surnom de « Bouffon-Venom ». Comme pour Toxin, son caractère doux et charitable eurent une influence bénéfique sur le symbiote, qui sacrifia sa propre existence afin de sauver la vie de Spider-Girl, lorsqu’elle faillit succomber à une attaque sonique. Cette situation confirmerait le cas de Mulligan/Toxin sur l’influence de la moralité d’un hôte vis à vis du caractère du symbiote qu’il porte, même si ce dernier possède sa propre personnalité, qui, dès lors, semble, en fait, accentuer les penchants naturels de l’hôte : poussant à la haine, au mal et à la folie un hôte tel que Cletus Kasady, alors qu’un être héroïque comme Mulligan peut pousser son costume à être également héroïque. A l’inverse des hôtes plus perturbés, tel Eddie Brock, ont une influence bien différente sur leur symbiote ; ainsi, Venom/Brock se considérait comme un héros, affirmant à plusieurs reprises que « les innocents doivent être chéris et secourus », un reflet probable de son côté religieux et pratiquant ; cependant, son instabilité, ses erreurs de jugements et, surtout, son ressentiment irréaliste envers Spider-Man, responsable à ses yeux de la ruine de sa carrière et de sa réputation journalistique, des éléments essentiels de son existence, conjugués avec le propre ressentiment du symbiote qui reprochait au tisseur de l’avoir abandonné, entraînèrent à plusieurs reprises la mort d’innocents.

Sur la Terre-1610, le « symbiote » est le résultat des recherches conduites par Richard Parker et Eddie Brock Sr afin de trouver un remède contre le cancer. Le Peter Parker de cet univers revêtit brièvement cette créature, avant de se rendre compte qu’elle le dévorait littéralement. Puis la créature fusionna avec Eddie Brock, tout en cherchant à se nourrir de Parker. En revanche, le Carnage de cet univers est un clone dégénéré de Parker, conçu par le Dr Conners en reprenant les travaux de Parker et Brock, également dans le but de trouver un remède au cancer. L’expérience fut un échec complet et Parker dut détruire le clone, mais pas avant qu’il n’eut tué la jeune Gwen Stacy. Il semble qu’un échantillon de ce clone fut sauvé car une autre version de Carnage, ou le clone entièrement reconstitué, réapparut quelques temps plus tard, dotés des souvenirs de la vraie Gwen Stacy (probablement obtenu lors de la mort de la jeune fille, quand le clone absorba son existence).

Sur la Terre-9997, la May Parker de cette Terre conserva le symbiote de Venom, reprenant même son nom et devenant une héroïne, en dépit de la franche désapprobation de son père (2).

Sur diverses Terres parallèles, le symbiote de Venom fut porté par des êtres aussi différents que le Punisher (3), l’incroyable Hulk (4) et Thor (5) ; sur une autre Terre, le symbiote de Carnage entra, lui, en possession du Surfeur d'argent, devenant « Cosmic Carnage » (3). Le groupe Arme-X, rival des Exilés – un groupe de héros voyageant à travers les Terres alternatives dans le but de restaurer l’ordre, comptait parmi ses membres un Peter Parker vêtu du premier symbiote, originaire de la Terre-15 ; tueur psychopathe, ce Parker croupissait en prison avant d’être recruté au sein de l’Arme-X et répondait au nom de Spider (4). Il est actuellement décédé. Sur une autre Terre, où Spider-Man apparut en Inde, il dut faire face à l’aspect obscur de sa personnalité, se manifestant sous les traits du Venom de la Terre-616 ; sur ce monde, le symbiote revêt une nature essentiellement mystique et absolument pas extra-terrestre.

Sur la Terre-20051, le symbiote de Venom s’unit brièvement à Lady Deathstrike, donnant naissance à « Venom-Strike. » (2)

Une version fantasmatique du symbiote de Venom fut également imaginée par Mystério (Quentin Beck) dans le cadre d’illusions conçues pour tromper Spider-Man. Y figurait une version de Galactus couverte du symbiote et surnommée « Galact’Venom. »

Par Gingko

Fiches Relatives


Rechercher

Loading

Qui est en ligne ?

    Visiteur : 11 | Membre : 0

Visiteur