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CNOTCVF - Antebellum, 2eme partie - Marvel-World.com

Antebellum, 2eme partie


Très peu de temps après la publication de Captain America # 1, Timely engagea Syd Shores pour participer à l’encrage. Il devint le troisième employé de Timely. C’est à cette époque que Jack Kirby fut nommé directeur artistique pour Timely.

1-usa1.jpg Goodman, décidant de profiter du succès patriotique de Captain America Comics # 1, lança un nouveau comics qui arriva sur les présentoirs le même jour que Captain America Comics # 2. Ce nouveau comics, appelé USA Comics, était notable pour contenir non pas une mais deux imitations de Captain América : the Defender (dont la première apparition fut un strip de Captain América redessiné, avec le coéquipier du Defender, un pseudo-Bucky appelé Rusty) et Mr Liberty. Le personnage fonçant sur la couverture de USA Comics # 1 – celui portant le pantalon à rayures – est the Defender. Ses histoires étaient franchement aussi peu palpitantes et sans imagination que son costume et il n’apparut que dans quatre numéros. Mr Liberty était un peu mieux ; il portait l’uniforme d’un personnage de la Guerre d’Indépendance américaine et pouvait conjurer les fantômes des héros de cette Guerre pour lui venir en aide. D’une certaine manière, USA Comics était un recul pour Timely. Plutôt que de suivre le genre de Human Torch Comics et Captain America Comics où le comics tournait autour d’un personnage fort, avec des personnages nouveaux et moins importants ayant un rôle secondaire, voire tertiaire, face au personnage principal solide et établi. USA Comics revenait au type Mystic/Daring Mystery, proposant un certain nombre de personnages au lecteur sans se concentrer sur aucun d’eux. USA Comics, comme Mystic et Daring Mystery, n’était pas sans intérêt. Basil Wolverton exécuta « Rockman » au cours des deux premiers numéros et, bien plus tard, réalisa Disk-Eyes the Detective. Les lecteurs purent aussi découvrir Whizzer d’Al Avison, avec ses origines désormais légendaires (une super-vitesse acquise suite à une transfusion de sang de mangouste). The Black Widow apparut dans le numéro 5. Et ce même numéro présenta également « Roko the Amazing » aux brillantes illustrations. Mais, dans l’ensemble, les héros apparus dans USA Comics au cours des cinq premiers numéros furent sans saveur et, avec le numéro 6, ils furent aidés par Captain América et the Destroyer, sur lesquels on pouvait compter pour attirer les lecteurs et améliorer les ventes.

L’un des grands Et-Si du comics eut lieu au début de 1941. Au cours de la production de Captain America Comics # 2, Joe Simon repéra quelques nouveaux talents pour les engager chez Timely. L’un de ces nouveaux artistes était Reed Crandall, qui avait travaillé précédemment dans le studio Eisner-Iger. Son travail impressionna Simon, qui lui fit encrer des parties de trois histoires de Captain America Comics # 2. Crandall allait plus tard connaître l’immortalité dans l’industrie des comics pour son travail chez Quality Comics et on ne peut que se demander ce qui serait arrivé si le prix offert par Goodman pour les pages avait été un peu plus élevé et si Crandall était resté chez Timely.

2-Subbie.jpg Vers cette époque, ou peu après, Sub-Mariner Comics # 1 arriva sur les présentoirs. Sub-Mariner Comics était le troisième magazine de Timely consacré à un personnage central, plutôt qu’un simple titre d’anthologie comme Daring Mystery ou USA Comics. Néanmoins, il y avait quelques différence entre les titres de la Torche et Sub-Mariner Comics. D’abord, Namor n’était pas accompagné d’un coéquipier adolescent, un élément presque de rigueur (en français dans la version originale) pour les super-héros prééminents du Golden Age ; les enfants lisant les comics (c’était le point de départ du raisonnement) devaient avoir un personnage avec lequel s’identifier. Bien que Superman n’eut jamais vraiment un coéquipier, il avait Jimmy Olsen, qui remplissait plus ou moins ce rôle. Mais Batman avait Robin, Captain Marvel en avait plusieurs (Captain Marvel Jr, Mary Marvel et les Lieutenants Marvel), Captain América avait Bucky, la Torche humaine, Toro, pour citer les principaux. Pourquoi Namor ne reçut-il pas un coéquipier lors du lancement de sa propre revue (il finit par en obtenir un – Subbie – voir Kid Komics, ci-dessous, pour en savoir plus à son sujet) demeure une bonne question ; probablement, parce qu’à ce point de l’histoire, Namor était encore considéré plus comme un méchant que comme un héros et il n’aurait pas été bien vu de voir un méchant accompagné d’un adolescent. Ensuite, là où Human Torch Comics avait commencé sous un format anthologique, avec des personnages comme « Microman » et « Patriot », Sub-Mariner Comics ne mettait en scène que Namor et Angel. Cela peut refléter le fait que Goodman et/ou Simon voulait voir si Namor était un personnage suffisamment solide pour soutenir une revue tout seul, sans les suppléments de jungle, de western et de magicien qui étaient si communes dans les magazines à l’époque. Ou il est possible que Goodman/Simon pensait que Namor n’était pas assez solide pour porter le magazine par lui-même et rajoutèrent Angel dans la revue (une histoire d’Angel apparaissait toutes les deux histoires de Namor dans Sub-Mariner Comics – une sorte de scandale pour le personnage principal du magazine) afin de gonfler les ventes. Je pencherai pour la première solution plutôt que la seconde, compte tenue de la qualité clairement supérieure des histoires de Namor mais c’est une autre petite, mais intéressante, question qui ne sera probablement jamais résolue.

Le personnel de Timely augmentait vers cette époque, le travail accru nécessitant de plus en plus d’employés et, au cours de ce printemps, un jeune homme du nom de Stanley Lieber, neveu de Martin Goodman, commença à travailler pour Timely. Il commença comme démarcheur, puis commença à faire des portions de texte, puis de là, accéda aux strips des historiettes. Sa première histoire fut publiée dans Captain America Comics # 3 et, alors qu’il utilisait un grand nombre de pseudonymes à l’époque, celui qui lui resta était celui par lequel presque tout le monde le connaît : Stan Lee. Captain America Comics # 3 est mémorable pour deux autres raisons : ce fut la première couverture du grand Alex Schomburg pour Captain America et l’épisode marque le retour d’un immortel et d’une icône du mal à l’état pur du monde des comics : Crâne rouge. Celui-ci était apparu dans Captain America Comics # 1 et était mort dans cet épisode ; mais il était apparemment tellement apprécié à la fois par les artistes et les fans qu’il fut ramené dans le numéro 3 et devint rapidement le pire ennemi de Cap.

3-winners.jpg L’été de 1941 fut un été studieux pour le personnel de Timely. Les livres de Goodman rapportaient de l’argent et il demande à Joe Simon d’imaginer une nouvelle revue. Elle devait s’appeler à l’origine All-Aces Comics et comprendraient des personnages qui étaient connus pour assurer des ventes correctes – Captain América, Namor, la Torche, etc. Goodman fut probablement inspiré par les chiffres de ventes de All-Star Comics, édité par All-American, et qui mettait en scène Hawkman, Flash, le Spectre et d’autres étoiles de ligne National (Goodman n’allait, cependant, pas être inspiré par la pièce centrale de All-Star Comics, la Société de Justice d’Amérique, avant quelques années supplémentaires). Quand le nouveau magazine arriva sur les stands, son nom avait changé pour All-Winners Comics. Conformément au souhait de Goodman, All-Winners Comics mettait en scène les personnages déjà éprouvés (bien que pour certaines raisons, the Black Marvel, un personnage globalement banal, apparu dans le numéro 1 – c’est lui qui figure sur la couverture, au-dessus de Namor) : Captain América, la Torche humaine, Namor, le Destructeur et Whizzer. Les deux premiers numéros de All-Winners bénéficièrent du travail de Joe Simon et Jack Kirby et Bill Everett travailla sur les cinq premiers numéros, ce qui ne fit pas de mal aux ventes.

A cette époque, Captain América était plus populaire que n’importe quel autre personnage de Timely et il se vendait plus d’un million de numéro par mois. Naturellement, des spin-offs furent imaginés. Kirby et Simon imaginèrent un groupe d’adolescents, les Sentinelles de la Liberté, dirigé par Bucky. Les Sentinelles furent un succès auprès des enfants et un fan club des Sentinelles de la Liberté fut créé dans le monde réel, se basant sur les idées du comics, avec une page d’information sur les Sentinelles de la Liberté publiée dans le comics lui-même. Cela, également, accrut les profits de Goodman et le magazine se révéla si populaire que Goodman ordonna qu’une revue soit consacrée rien qu’à ces adolescents. Le magazine fut réalisé par Simon et Kirby ; ce fut Young Allies # 1. 4-youngal.jpg Les Young Allies étaient Bucky, Toro et un groupe de gosses de New-York : Knuckles, Whitewash, Tubby et Jeff. Joe Simon tira le titre du magazine de Boys Allies, l’une de ses revues favorites de son enfance, et Kirby puisa dans sa propre expérience, recréant dans un comics la bande de son voisinage. Le comics fut certainement également influencé par le film Dead End Kids de la fin des années 1930. Young Allies # 1 fut le premier comics d’action mettant en scène une bande d’adolescents – un autre genre (comme les comics romantiques) pour lequel Simon et Kirby jouèrent un rôle fondamental dans sa création. Young Allies était quelque peu différent des autres comics avec une bande d’adolescents, comme Boy Commandos, et les autres groupes d’adolescents comme la Newsboy Legion de DC et les Little Wise Guys de Lev Gleason. Ainsi, il était atypique pour le genre : presque tous les autres groupes d’adolescents disposait d’un super-héros, tenant lieu de figure paternelle ou de protecteur (la Newsboy Legion avait le Guardian, et les Little Wise Guys avaient Daredevil) mais deux des membres des Young Allies – Toro et Bucky – étaient eux-mêmes des super-héros. A cause de cela, ce Young Allies est plus un comics de super-héros qu’un comics de « bande de jeunes en vadrouille » comme ses imitateurs l’étaient. Grâce à tout cela, Young Allies demeure le comics qui fonda le genre de la bande d’adolescents, et Simon et Kirby le couple qui créa le comics et le genre (par ailleurs, Simon et Kirby tentèrent, plus tard, de réitérer leur succès avec Young Allies en créant Tough Kid Squad, dont la couverture est datée de mars 1942 et fut probablement parmi les derniers travaux communs de Simon et Kirby pour Timely avant de partir. Tough Kid Squad fut, pour citer Steranko, « considérablement moins distingué que son prédécesseur » et fut arrêté après un seul numéro). Whitewash fut le premier personnage afro-américain récurent de Timely mais, malheureusement, il n’était qu’un stéréotype. C’était une pratique courante du Golden Age ; quand les personnages afro-américains étaient décrits, ils étaient stéréotypés comme des personnages dotés d’une personnalité enfantine, comme Ebony, dans les histoires du « Spirit » de Will Eisner , et avec Steamboat de C.C. Beck, le « valet » de Captain Marvel dans Whiz et Captain Marvel Adventures de Fawcett. Il est possible de dire que c’était la pratique de l’époque, ce qui était le cas, que les années 1930 et 1940 étaient moins ouvertes et éclairées que les années 1900, ce qui était le cas, et que Kirby, Eisner et Beck voulaient bien faire et tentèrent de donner à Whitewash et aux autres des caractéristiques positives. Tout cela est exact et il ne faudrait pas imposer les standards moraux des années 1990 sur les personnes des générations antérieures. Ce qui n’enlève rien au fait que Whitewash était un stéréotype. Young Allies # 1 fut le premier travail d’Otto Binder pour Timely, Binder qui allait devenir l’un des auteurs les plus prolifiques et inventifs de tout le Golden Age des comics.

Le début de l’automne 1941 vit la publication de Human Torch Comics # 5 – son second numéro 5. Ainsi qu’il a été évoqué plus haut, Human Torch Comics avait commencé comme Red Raven Comics # 1, devenant Human Torch Comics avec le numéro. Human Torch Comics # 5 (le premier) était sorti au début de l’été 1941 et, apparemment, Goodman et Simon décidèrent qu’une revue avec un numéro 5 sur sa couverture devait avoir 5 numéros publiés ; aussi, un second Human Torch Comics # 5 apparut au début de l’automne. Cependant, ce second numéro 5 est remarquable au-delà de la répétition de sa numérotation ; il présentait une bataille, sur 64 pages, entre la Torche humaine et Namor, qui (avec son armée d’Atlantes) tentait de détruire le monde de la surface. Ce numéro se vendit très bien et devint finalement connu comme LA bataille entre Namor et la Torche.

Vers la fin de 1941, Simon et Kirby avait réalisé 10 numéros de Captain America et fait de lui le magazine le plus populaire de Timely ; il se vendait dans des proportions que seuls Superman et Batman pouvaient atteindre. Simon et Kirby, cependant, n’étaient pas satisfaits de Timely. Tous les deux jouaient le rôle d’éditeurs et de directeurs artistiques et, entre leurs fonctions et leurs travaux – non seulement pour Timely mais pour d’autres compagnies (Kirby et Simon continuaient ainsi à travailler sur Blue Bolt), leur emploi du temps était plus que plein – Kirby faisait jusqu’à neuf pages par jour. Pire encore, de leur point de vue, ils gagnaient relativement peu d’argent, malgré la popularité de Captain America Comics. Puis, Morris Coyne, le comptable de Timely, leur apprit que, malgré leur contrat avec Goodman – celui qu’ils avaient passé avant d’accepter de réaliser Captain America – ils ne recevaient pas leur vrai pourcentage des profits du magazine, et que Goodman les avait trompés (les raisons de Coyne pour cette révélation sont simples : il avait des participations dans la ligne de comics MLJ et pensa probablement, que si Simon et Kirby quittaient Timely, ils iraient à MLJ – dont l’éditeur, John Goldwater, avait autrefois tenté de récupérer le duo au détriment de Timely, lors de leur rencontre au sujet de la forme du bouclier de Captain América). Naturellement, Simon et Kirby furent mécontents de cette nouvelle. Ils prirent immédiatement contact avec Jack Liebowitz, l’éditeur de National Comics. Liebowitz sauta sur l’occasion d’engager le duo et leur offrit le double de leur salaire, soit 500 dollars par semaine (pour mettre cela en perspective, le salaire médian, en 1941, était de 2000 dollars par an). Simon et Kirby acceptèrent, continuant à travailler pour Timely durant la journée tout en effectuant secrètement des pages pour National durant la nuit. Stan Lee commença à avoir des doutes et se mit à enquêter, questionnant Simon et Kirby et les suivant finalement jusqu’à l’hôtel où ils travaillaient sur leurs pages pour National. Il découvrit ainsi ce qu’ils faisaient et, après lui avoir juré de garder le secret, ils lui révélèrent leur prochain départ pour National. Lee se rendit chez son oncle, Martin Goodman, et lui annonça le départ imminent de Simon et Kirby. Goodman les réunit et, quand ils reconnurent la situation, il les renvoya. On ne peut qu’imaginer comment les comics auraient évolué si Goodman avait payé Simon et Kirby comme ils le méritaient, mais nous n’aurions jamais vu leurs Guardian, le Sandman, la Newsboy Legion, le Boy Commandos et les autres personnages qu’ils firent pour National et d’autres compagnies ; selon toute probabilité, ils auraient produit des œuvres d’une qualité égale ou supérieure pour Timely. Avec le départ de Simon et Kirby, Timely se retrouvait sans éditeur-en-chef et sans directeur artistique. Stan Lee récupéra les deux postes, achevant son ascension du bas de la compagnie, comme vendeur, presque jusqu’au sommet en moins d’une année.

Et puis les Japonais bombardèrent Pearl Harbor, et tout changea.

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Note

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