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Marvel-World.com - Encyclopédie - Démons, dieux et autres entités
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Les « immortels » peuvent être classés selon quatre grands groupes, même si les limites de ces groupes ne sont pas aussi clairement établies qu’il semble au premier regard. Ainsi, l’univers abrite : - les entités (souvent dites « cosmiques ») - les dieux - les démons - les principats (également appelés « entités mystiques ») Bien sûr, d’autres races prétendent à l’immortalité, qui ne peut pas être retenu comme le critère fondamental permettant de définir ces êtres ; ainsi, les Doyens de l’Univers, les Eternels ou encore les extra-terrestres appelés les Gardiens bénéficient également de cette immortalité, sans être pour autant intégrés dans l’un des quatre groupes susvisés.

Les entités

Principalement, les entités se caractérisent par le fait qu’elles font littéralement partie de l’univers, en ce sens qu’elles en incarnent un aspect, physique, abstrait ou autre et que leur existence est nécessaire à la survie de l’univers. D’une façon similaire aux organes des êtres humains, ces différentes entités assurent certaines fonctions pour l’univers lui-même. Il n’existe pas de nom « officiel » (connu) pour décrire ces êtres, mais le terme le plus courant utilisé pour y faire référence est celui d’entités cosmiques. Chacune d’entre elles incarne un concept ou remplit un besoin ou une fonction essentiel de l’univers, voire du multivers ?

Il peut arriver que certaines de ces entités décèdent (comme ce fut le cas pour Eon) mais, dans ce cas, l’entité est immédiatement remplacée par une nouvelle entité qui occupe exactement la fonction de son prédécesseur. A l’inverse, quand ce remplacement n’a pas lieu (comme avec la disparition pendant un temps de Galactus), la cohésion et la survie de l’univers se retrouvent menacées à plus ou moins long terme. Compte tenu du nombre d’entités, les fonctions de chacune d’entre elles n’ont pas été nécessairement identifiées avec limpidité.

Chaque entité cosmique est unique, mais elles partagent la plupart du temps les caractéristiques suivantes :
- une puissance plus grande que n’importe quel être mortel, la plus faible des entités restant capable de détruire un monde (en employant le pouvoir cosmique). Il convient cependant de noter que le degré de pouvoir de ces entités est extrêmement variable entre elles, certaines pouvant affecter l’univers tout entier.
- une absence de forme physique : pour visiter ou exister l’univers matériel, les entités doivent employer un « corps-M » (ou corps de manifestation) qui est créé à leur intention par un être appelé Anthropomorpho (qui est probablement lui-même une entité cosmique) vivant dans la « Dimension des manifestations ».
- une nature complètement amorale, dans le sens premier du terme, c’est-à-dire indifférent aux questions morales, à la dualité bien/mal, et uniquement préoccupé par la raison de leur existence (néanmoins, certaines de ces entités ont parfois fait la preuve d’émotions « humaines »).

Il doit être précisé que de nombreux êtres sont régulièrement confondus avec les entités cosmiques, sans pour autant faire partie de ce groupe. En particulier, les dieux de la Terre ne sont pas réellement « cosmiques » ; de même, la possession du pouvoir cosmique par un être n’implique pas nécessairement son existence pour la survie de l’univers (tel est le cas des Hérauts de Galactus). De plus, certains êtres prétendent incarner des concepts existentiels mais ne disposent du degré de pouvoir des entités ; ainsi, le démon D’Spayre prétend à la représentation du désespoir mais ses pouvoirs ne sont en rien comparables à ceux des véritables entités.

Un dernier élément vient compliquer la définition exacte des entités : la méconnaissance du nombre exact d’entre elles. Ainsi, avec le temps, un nombre croissant d’entité est entré en contact avec les mortels, et l’humanité continue à découvrir de nouvelles entités au fil du temps.

Les entités cosmiques semblent avoir une organisation plutôt lâche, chacun agissant indépendamment des autres, ou, éventuellement, en petits groupes ; à l’inverse, certaines s’opposent activement à d’autres. Cependant, elles sont toutes liées par un ensemble de règles, dont l’effectivité est assurée par le Tribunal vivant (lui-même une entité). Parmi les principales entités, il est possible de citer :
- le Tribunal vivant : il est le juge des entités cosmiques et s’assure du respect des lois cosmiques. Il revendique détenir son autorité d’un être encore supérieur à lui-même, un être ne s’étant encore jamais manifesté, bien que cette puissance supérieure est supposée être la créatrice de tous les univers et a parfois été évoquée sous le nom de Celui-Au-Dessus-De-Tout. Le Tribunal est considéré comme la plus puissante des entités cosmiques. Avant qu’il ne puisse agir, les trois visages du Tribunal doivent convenir d’un verdict unanime ; ses trois visages représentent l’Equité, la Nécessité et la Vengeance (il semble que cette tri-partition se reflète au travers des autres entités de rang inférieur, permettant ainsi de rassembler certaines de celles-ci en trio). Le Tribunal vivant exerce son autorité sur toutes les réalités alternatives du multivers – mais probablement pas sur l’ensemble de l’omnivers – et, en conséquence, il est l’un des rares êtres vivants qui ne possède aucune contrepartie alternative sur les terres parallèles, restant unique au sein du multivers.
- Eternité, Infini, la Mort et le Néant (parfois appelés collectivement le Compas cosmique). Eternité est la conscience de l’univers, considéré comme étant l’incarnation des aspects temporels et de vitalité de l’univers ; il agit parfois de concert avec sa contrepartie spatiale, Infini ; Eternité correspond à l’aspect « Nécessité » du Tribunal. Là où Eternité incarna la temporalité de l’univers, Infini en représente la spatiale ; à eux deux, ils incarnent ainsi la totalité du continuum espace-temps de l’univers ; là où Eternité apparaît être masculin, Infini se présente sous une forme féminine ; il est probablement plus exact de les considérer comme les deux faces d’une pièce plutôt que deux entités réellement autonomes. La Mort incarne la fin que doit connaître tout ce qui a, un jour, vécut, des organismes mono-cellulaires aux êtres mortels conscients et jusqu’à l’univers lui-même ; opposée à Eternité, la Mort représente la « Vengeance » du Tribunal vivant. Néant est à la Mort, ce qu’Infini est à Eternité : la seconde face de la même pièce ; ainsi, alors que la Mort est une femme, Néant apparaît comme un homme ; Néant incarne le vide à partir duquel tout ce qui existe est sorti et finira par retourner.
- l’Anomalie : un être étrange qui incarne les exceptions aux règles de l’univers. Il existe dans un état désincarné, sous la forme d’un mélange de ver, de serpent et de scolopendre. Tuée par Maelström, alors au service de Néant, qui accapara ses pouvoirs, l’Anomalie, sous sa forme originelle, réapparut postérieurement. Qu’il s’agisse de l’Anomalie initiale ou d’une nouvelle incarnation, reste à déterminer.
- Atlez (et aujourd’hui Atleza) : L’être connu sous le nom d’Atlez était le gardien des différentes dimensions du multivers, sa tâche étant de surveiller l’équilibre des différentes réalités, préservant leur équilibre, leur séparation et les empêchant de disparaître au fond de l’Abysse Cosmique en servant d’ancre pour le multivers. Sa relation exacte avec le Tribunal vivant reste inconnue. Récemment, la jeune Atleza a pris la succession d’Atlez.
- Dame Amour et Sire Haine : ce couple incarne respectivement les sentiments dont ils portent le nom. Comme d’autres entités, ils leur arrivent de doter des êtres humains de capacités surhumaines, en liaison avec leurs attributs, afin d’en faire des avatars de leur couple.
- Destinée : elle incarne le concept du destin et de la fatalité. Elle apparaît en général sous la forme d’une fillette d’une dizaine d’années. Très rarement vue, ses pouvoirs ne sont pas clairement définis.
- le Dieu-Faucon : cette entité n’a été observée que sur la Terre-691 ; selon ses échanges avec Eternité, il représente l’instinct de survie de l’univers, son aspect animal et violent. Il a fait l’objet d’un culte sur la planète Arcturus où il fut emprisonné, probablement par d’autre(s) entité(s), pour un crime commis contre l’univers. Lui aussi, a doté des humains de pouvoirs afin de créer des avatars.
- Eon : entité liée au temps, il était responsable de la sélection des Protecteurs de l’univers, des champions mortels choisis pour faire face à une menace spécifique contre l’univers. Tué par Maelström, de ses restes « naquit » sa fille, Epoch, qui lui succéda. Eon et Epoch disposent de la conscience cosmique qui leur confère une connaissance exhaustive des événements de l’univers. Dans le futur de la Terre-691, Eon (ou Epoch) a été remplacé par un fils, Ere.
- l’Etranger : un mystère cosmique, qui aurait pu être le quatrième visage du Tribunal vivant mais refusa, préférant rester un étranger. Il est, peut-être, un individu composite, le résultat de la fusion de la population de la planète Gigantus en une seule entité, bien qu’il s’agisse très probablement d’un mensonge raconté par l’Etranger afin d’entourer ses véritables origines de mystère. L’Etranger lui-même peut ne pas connaître ses origines, faisant de lui un étranger même à ses propres yeux.
- Galactus : le Dévoreur de Planètes. Il existe pour équilibrer Eternité et la Mort, et protéger l’univers de l’influence et la menace d’Abraxas. Probablement, il sera à l’origine de la création du prochain univers. Selon certaines sources, son rôle est le plus important de tous, peut-être car son existence est liée à l’ancien univers, l’univers actuel et l’univers suivant. Il représente le visage « Equité » du Tribunal vivant.
- l’Intermédiaire : Il représente la synthèse entre tous les concepts de l’univers, tels que la vie et la mort, l’ordre et le chaos, l’amour et la haine, le dieu et l’homme, l’omnipotence et l’impuissance. Cependant, il souffre de sa servitude envers Maître Ordre et Seigneur Chaos, ses créateurs, qui le considèrent comme un simple agent à leur service, contrairement à Galactus qui est un élément naturel de l’univers et considéré comme l’égal d’Eternité et de la Mort, les deux forces qu’il équilibre ; l’Intermédiaire a, à plusieurs reprises, cherché à s’affranchir de la tutelle de ses créateurs.
- Kathylis : Il s’agit d’une entité dont le but est de détruire les restes des systèmes solaires de l’univers afin de faciliter la création de nouveaux systèmes capables, un jour, d’héberger de nouvelles formes de vie.
- Kronos : autrefois le souverain des Eternels de la Terre. L’une de ses expériences dispersa ses atomes et il existe depuis sous la forme d’une nébuleuse humanoïde. Il est apparemment considéré comme une entité cosmique ayant un certain contrôle sur le temps.
- Maître Ordre et Seigneur Chaos : ils incarnent les concepts de l’ordre et du chaos de l’univers, s’opposant l’un à l’autre. Ensembles, ils prétendent être responsables de l’existence du destin pour les mortels. Ensembles, ils ont créé l’Intermédiaire, un élément d’équilibre entre eux deux.
- Némésis : il s’agit d’une entité formée lorsque les sept Gemmes de l’Infini (Âme, Ego, Espace, Esprit, Pouvoir, Réalité, Temps) sont rassemblées. Némésis prétend exister pour créer des univers.
- le Non-être : entité au service de Néant, il cherche à tuer Origine et effacer toutes les réalités. Apparemment, il a besoin, pour agir, de s’incarner dans un corps vivant.
- Numinus : entité se présentant comme un guide spirituel universel, aidant les êtres conscients à s’éveiller aux merveilles de l’univers. Elle recherche des situations désespérées pour se manifester et s’arrange pour les événements conduisent vers une fin inattendue et improbable mais provocant l’émerveillement.
- Origine : une entité apparemment responsable de l’existence de tous les surhumains, héros et criminels, par la manipulation des événements et l’implantation d’idées dans leurs esprits. Comme le Non-être (et le Phénix), elle a besoin de s’incarner dans un corps vivant. Elle est l’ennemi du Non-être.
- le Phénix : c’est l’état culminant des toutes les énergies psioniques de la vie pensante qui existent, ont existé ou existeront. Sa réelle fonction est peu claire mais il est possible qu’elle soit liée à un phénomène de résurrection à travers la destruction – dans l’univers précédent celui actuel, le Phénix sauva toute forme de vie de la damnation et s’assura que Galan survivrait suffisamment longtemps pour rencontrer, et ainsi fusionner, avec la conscience de l’univers précédent afin de devenir Galactus dans l’univers actuel. Il présente une tendance à se manifester matériellement par l’intermédiaire de mortels disposant de pouvoirs télépathiques – et il est alors souvent décrit comme étant la plus puissante force connue de l’univers. A d’autres moments, il existe sous la forme d’une essence non consciente de la nature, dépourvue de toute interaction avec la réalité physique. Le Phénix a longtemps été associé à la mutante mortelle Jean Grey, qui fut l’incarnation vivante du Phénix. Selon certains récits, l’adversaire du Phénix serait la Force Démon, une entité aux immenses pouvoirs qui menace en permanence de détruire toute la création.
- l’Uni-Pouvoir : une force qui maintient l’équilibre avec la Force Enigma, la force qui permet l’existence du Microvers. Il se manifeste en transformant des mortels en le surhumain héroïque appelé Captain Univers pendant des durées assez brèves, le temps de résoudre une crise.
- Véritas : également appelé Sayge, la nature exacte de cet être reste encore très mystérieuse. Il est peut-être une entité cosmique incarnant la vérité universelle ou alors un simple mortel doté de pouvoirs similaires. Dans tous les cas, il est établi qu’il dispose de la faculté de montrer sur son visage le « moi intérieur » d’un individu et, probablement, les événements futurs relatifs à celui-ci.
- les Beyonders : il s’agit d’une race existant en dehors de l’univers physique principal. Leur forme, ainsi que leurs objectifs, restent inconnus. En revanche, il est établi qu’ils existent en dehors des lignes temporelles et qu’ils sont à l’origine de la création des Cubes cosmique. L’être appelé « le Beyonder » ne fait pas parti d’entre eux, étant un Cube cosmique incomplet. Il est possible que les Beyonders ne soient autre que les êtres connus sous le nom d’ « Infinis ».
- les Célestes : un groupe, ou une race, d’êtres cosmiques possédant un certain nombre de traits humains. Il s’agit peut-être d’une race ayant atteint un statut cosmique. Apparemment, ils guident l’évolution des diverses races de l’univers. Leurs origines réelles demeurent un véritable mystère. Deux autres groupes (ou races) sont peut-être apparentés aux Célestes ; en effet, d’abord, ils ressemblent visuellement aux Célestes, portant comme ce qui semble être une armure et, ensuite, ils s’intéressent à la création (ou la destruction) de galaxies ou d’univers entiers. Le premier de ces groupes est celui des Créateurs, qui ont conduit de nombreuses expériences ayant menées à la naissance du Microvers. Le second groupe est celui des Absolus, dont la seule représentante connue est Ubiquité, qui affronta en une occasion les Gardiens de la Galaxie ; selon les dires de celles-ci, l’ensemble de son peuple évolua vers un niveau de conscience plus élevé, devenant peut-être de véritables Célestes.
- les Cubes cosmiques : ce sont des objets d’une immense puissance (et pas nécessairement de forme cubique) créés par les Beyonders pour tester le concept de désir chez les êtres mortels. Ils peuvent satisfaire les souhaits, mais, finalement, « éclosent » sous la forme d’entités individuelles et indépendantes. Le Façonneur, Kosmos et Kubik ont tous commencé leur existence sous la forme de Cubes cosmiques.
- les Sept Solitaires : il s’agit d’un groupe formé d’Eternité lui-même et de six entités cosmiques moins puissantes, qui se considèrent comme la progéniture d’Eternité, et incarnent un aspect mineur de ce dernier. Les six autres Solitaires sont : Eloge, Empathie, Entropie, Epiphanie, Inimitié et Opportunité.

Les dieux

Sur Terre, il existe plus d’une vingtaine de « races ou de tribus » apparemment distinctes d’êtres surhumains revendiquant le nom de dieux. L’humanité a connaissance d’une douzaine d’entre elles et de nombreuses races extra-terrestres semblent disposer de leurs propres dieux. Aucune des ces races, a priori, ne semble avoir de lien avec l’entité créatrice appelée Dieu (peut-être un autre nom de l’être connu par le Tribunal vivant sous le nom de Celui-Au-Dessus-De-Tout). Les dieux sont un groupe de surhumains ayant leurs propres caractéristiques par rapport à tous les autres êtres semblables. Parce que leurs origines et leur véritable nature restent entourées de mythes et de controverse, les dieux restent des entités difficiles à définir.

Il existe certains points communs entre tous les dieux connus, dont un examen poussé peut amener à éclaircir leur nature particulière. Tous les dieux sont ou étaient des êtres physiques (par opposition aux entités) et semblent donc composer d’une matière analogue à la chair, aux os et aux organes, excepté le fait que tous ces éléments soient extrêmement plus durables, denses, forts et résistants aux blessures que la chair, les os et les organes humains. Certains dieux existent à présent sous une forme immatérielle ou peuvent adopter un aspect immatériel à volonté, mais même ces êtres étaient à l’origine des êtres physiques.

En général, aucun dieu n’existe seul mais appartient plutôt à une tribu (appelée « panthéon ») qui comprend un certain nombre d’autres dieux possédant des relations familiales semblables à celles des humains les uns avec les autres. Certains dieux solitaires ont été observés mais, même dans leur cas, il n’a jamais été établi avec certitude qu’ils n’appartenaient pas à un panthéon encore non identifié (c’est principalement le cas des dieux extra-terrestres, comme Veeda Leebre, le dieu de Carmody IV, ou encore Pura Shamutra) ; compte tenu de leur nature extra-terrestre, il ne semble pas illogique que les humains de la Terre n’ait eu aucun contact avec leurs panthéons respectifs. Sur Terre, un panthéon comprend un petit nombre de dieux connu aujourd’hui à travers les différentes mythologies de la planète et un grand nombre de dieux ne figurant dans aucun mythe. Chaque panthéon est associé avec un, ou plusieurs, peuple de la Terre qui les révéraient autrefois. Souvent, un panthéon de dieux est connu par le nom du peuple humain qui les adoraient (par exemples, les dieux grecs, les dieux celtiques ou les dieux aztèques). Chacun existe aujourd’hui dans sa propre dimension et, à quelques rares exceptions près (comme Thor ou Hercule), interviennent très peu dans les affaires de l’humanité contemporaine. Il est très probable que chaque panthéon de dieux terriens vivait à une époque ou une autre sur la Terre, certainement à proximité des humains qui les révéraient. Sans un tel contact direct, il est difficile de comprendre les liens solides entre un peuple humain donné et le panthéon de dieux correspondant ou les récits détaillés des activités de leurs dieux, passés plus tard dans leur mythologie.

Au moins à l’échelle terrestre, certains dieux de chaque panthéon ont été peu à peu associés à certains phénomènes naturels, talents ou situations culturels ou concepts. Ainsi, Thor est le dieu nordique du tonnerre, Artémis la déesse grecque de la chasse et Horus le dieu égyptien du soleil. Il est possible que, par hasard, un talent ou un aspect de la nature du dieu fut souligné pour donner lieu à vénération au sein de la tribu humaine associée, mais chacune d’entre elles possède un dieu correspondant à chacune des forces et des attributs qui sont culturellement significatifs pour cette tribu. L’adoration des dieux par l’humanité ne semble pas affecter l’existence d’un dieu (ou d’un panthéon) donné ni les amener à stocker une énergie surhumaine (c’est l’un des points de différence majeure entre les dieux et les démons) ; si tel était le cas, Thor, un dieu qui dispose de très peu de véritables croyants actuellement n’aurait pas pu être aussi puissant qu’il l’a été tout le long de sa vie. Du coup, la relation exacte entre les dieux et les tribus humaines qui leur étaient associées reste encore un mystère. Tous les panthéons de dieux possèdent leurs propres mythes de création (qui furent adoptés par la suite par leurs adorateurs), attribuant à certains de leurs membres des rôles clés dans la création de ce qui est. Evidemment, toutes ces légendes des origines ne peuvent pas être simultanément et littéralement exacte et les connaissances scientifiques actuelles ont tendance à discréditer l’ensemble de ces récits, au moins sur un plan littéral. Ce qui est connu sur les origines des dieux est qu’ils ne sont pas les premiers êtres de leur genre à être apparus sur Terre.

Il y a des preuves substantielles qu’avant l’humanité, et peut-être avant l’existence de toute forme de vie organique relativement complexe, des êtres appelés les Anciens Dieux apparurent sur Terre. Ces Anciens Dieux sont supposés s’être formés à partir de la biosphère de la Terre et avoir pris forme en se mêlant avec la substance de la planète elle-même. Le premier de ces êtres considéré comme ayant atteint une forme de conscience de cette manière est appelé le Démiurge et il fut la force créative primaire de son espèce. Selon certains récits, la conscience du Démiurge se serait cristallisé alors que les conditions sur la Terre devenaient propices à l’apparition de la vie et, sentant le besoin de la diversité, éclata en une myriade de fragments fertiles, chacun d’eux donnant naissance à un nouvel organisme. Les Anciens Dieux, progéniture du Démiurge, furent globalement un groupe imparfait d’êtres principalement non humanoïdes, qui dégénérèrent au fils des millénaires en des démons dévorant les autres formes de vie. L’Ancienne Déesse appelée Gaea échappa vraisemblablement à cette déchéance en atteignant une forme plus évoluée et s’enracinant elle-même dans la croûte terrestre. Elle devint ainsi l’un des rares survivants parmi les Anciens Dieux et acquit le surnom de Mère Nature. Gaea affirme s’être unie avec une réincarnation du Démiurge, à l’apogée de la dégénérescence de sa race, afin de créer une nouvelle race, plus parfaite, de dieux. Leur progéniture, Atûm, fut conçue pour éliminer les dieux dégénérés des anciennes générations et préparer la voie aux nouveaux dieux de la Terre. Si Atûm fut effectivement le premier des nouveaux dieux et que le récit de Gaea est essentiellement exact, alors Atûm est le premier ancêtre de tous les panthéons terriens connus. Atûm, sous l’identité du Démogorge, élimina presque tous ses prédécesseurs et purgea la Terre de leur malfaisance, les rares survivants devant fuir vers d’autres dimensions. Puis, comme le Démiurge, il se sépara en d’innombrables fragments afin d’engendrer de nouvelles races de dieux (Atûm est le nom que les Egyptiens donnent au dieu primaire de la terre mais il peut avoir reçu d’autres noms dans d’autres panthéons). En conséquence, si Atûm a engendré tous les panthéons connus par l’homme, alors les dieux qui les composent sont aussi tous parents les uns avec les autres, de la même manière que les familles humaines (d’ailleurs, en une occasion, les dieux égyptiens considérèrent le dieu asgardien Odin comme une réincarnation d’Atûm lui-même, ce qui semble clairement indiquer certains liens ou du moins ressemblances). Une autre preuve des liens ancestraux communs entre les panthéons de la Terre est qu’il y a eu plusieurs unions inter-panthéons, particulièrement entre les panthéons dont les peuples humains associés étaient historiquement voisins (par exemple, les panthéons romains et celtiques). Par ailleurs, ce qui, aujourd’hui, correspond à un seul panthéon est parfois le résultat de la fusion de deux ou plusieurs tribus plus petites de dieux qui, à un moment donné, fusionnèrent pour ne former plus qu’un seul groupe (c’est le cas des Aesirs et des Vanirs qui se mélangèrent pour devenir les Asgardiens). L’ensemble de ces considérations et hypothèses ne peut pas être entièrement vérifié mais il s’agit de la théorie la plus globale proposée expliquant les différents aspects des panthéons terrestres.

Il semble qu’aucun des panthéons vénérés par les peuples de la Terre n’ait été une fabrication de toutes pièces de leur part. Chaque panthéon ayant fait l’objet d’adoration apparaît donc avoir été (et est encore dans la plupart des cas) réel. Une liste exhaustive des panthéons terrestres est donnée dans la fiche consacrée au Grand Aréopage, qui évoque également les rassemblements globaux des panthéons ayant eu lieu au cours des siècles. On suppose que ce furent les Célestes qui envoyèrent certains des royaumes des panthéons dans d’autres dimensions, probablement suite à un désaccord lors de leur troisième venue sur Terre. Une autre explication serait un désir des panthéons eux-mêmes de s’éloigner afin de s’assurer de leur sécurité. Une troisième et dernière version envisage que ces domaines divins aient naturellement dérivé loin de la dimension de la Terre suite à une perturbation de l’axe cosmique terrestre (néanmoins, tous les domaines divins disposent d’une manifestation de l’axe cosmique terrestre à l’intérieur de leurs frontières, leur permettant un accès, même réduit, à la Terre). Lors de la quatrième venue des Célestes sur Terre, Gaea leur présenta douze êtres humains qu’elle avait rassemblés au cours du millénaire précédent en prévision de cette rencontre, afin de montrer aux Dieux de l’espace différents accomplissements de l’humanité ; ces humains, les Jeunes Dieux, furent emmenés par les Célestes après le jugement d’Arishem et semblent aujourd’hui être éduqués par eux et deux de leurs agents, Junipur et Katos.

A cause des nombreux aspects mystérieux de leurs origines et de leur nature, les dieux restent l’une des catégories d’êtres vivants les plus mystérieuses de tout le multivers. Les choses sont encore plus compliquées par le fait que différents êtres appartenant à d’autres races ou types de créatures ont été confondus, volontairement ou non, avec les dieux ; c’est le cas, par exemple, des Eternels d’Olympia, de certains extra-terrestres (comme les Axi-Tun) et même de mutants (comme Apocalypse ou Sélène).

Au-delà de la Terre, plusieurs dieux, et au moins un panthéon, ont été identifiés. Les Dieux Noirs, gouvernés par Majeston Zélia, sont des ennemis ancestraux des Asgardiens et ont récemment tenté de s’emparer de leur royaume après une première guerre qui eut lieu des siècles plus tôt ; parmi ses membres, ont été identifiés Perrikus, Tokkots ou encore Adva. Les Shi’ar révèrent deux divinités, Sharra et K’Ythri, qui forment un couple et symbolisent par leur union celle du peuple aérie avec les autres peuples de leur empire ; il n’a jamais été confirmé ou infirmé l’existence d’autres divinités chez les Shi’ar. Veeda Leebre était la déesse (ou le dieu) de la planète Carmody-IV et fut rencontrée peu avant sa mort des mains du Déicide (une créature des Célestes) par Genis-Vell. Adam Warlock, lorsqu’il dirigeait l’Infinity Watch, rencontra également le Zalkor, dernier représentant de son panthéon, originaire d’une autre dimension ; considérant qu’il accordait des pouvoirs à ceux capables de lui fournir une plante appelée Skrimblatt, ainsi que leur âme, il semble que le Zalkor soit un dieu en voie de dégénérescence, peut-être un futur démon. Le peuple de Yondu, les Centauriens, révère Anthos, leur dieu créateur, dont le nom signifie à la fois « paradis » et « paix » dans la langue centaurienne ; certaines sources ont suggéré que Anthos ne serait autre que Thanos, ayant modifié son nom par jeu d’anagramme mais aucun élément ne vient confirmer cette hypothèse. Genis-Vell, ainsi que Thanos et Thor, ont également rencontré le Marcheur, un dieu d’une lointaine galaxie ayant sacrifié toute la vie de celle-ci en hommage à la Mort.

Les démons

Le terme de « démon » est un terme générique décrivant tout être non-humain dont la nature est profondément mystique, qui dispose de pouvoirs surhumains et présente une nette tendance à s’engager dans des actes malfaisants. La distinction entre « dieu » et « démon » est assez floue et difficile à établir. Alors que les dieux ont une tendance globale à être plus bienfaisants naturellement que les démons, il existe cependant des dieux maléfiques. Bien que les dieux soient en général l’objet de vénération de la part des mortels plus souvent que les démons, il existe également des démons qui possèdent leurs propres cultes d’adorateurs. Dieux et démons vivent habituellement dans des réalités extra-dimensionnelles. Pareillement, les dieux et les démons disposent tous de pouvoirs mystiques bien supérieurs à ceux des êtres humains normaux, et ont eut des relations régulières et fréquentes avec ces derniers.

En fait, la principale distinction entre les démons et les dieux semble être que les dieux, en général, sont une forme d’existence plus évoluée que les démons. Ceux-ci sont plus proches d’une forme parasite de vie surhumaine quasi mystique, nécessitant une sorte de nourriture (en général, les « âmes » ou l’essence vitale) de créatures inférieures (habituellement les hommes) afin de survivre ou de conserver leur puissance. A l’opposé, les dieux sont une forme de vie indépendante de vie surhumaine quasi mystique, qui existe sans avoir à effectuer une quelconque prédation sur les créatures inférieures. Alors que la plupart des démons naissent démons, il est possible pour un dieu de dégénérer physiquement pour devenir un démon se nourrissant d’autres formes de vie.

Il apparaît qu’il existe trois types majeurs de démons, simplement nommés Classe I, Classe II et Classe IIII. Les démons de Classe I commencèrent leur existence sur Terre sous la forme de dieux. Ces démons, parfois appelés les Anciens Dieux parce qu’ils furent les prédécesseurs, et géniteurs, des dieux plus anthropomorphiques des millénaires suivants, furent associés de manière très proche à la Terre elle-même, et peuvent avoir en fait influencé la forme de la surface de la Terre alors qu’elle était encore en formation. Cette classe de démon comprend des êtres tels que Chthon, Set, Gaea ou encore Bélathauzer, ainsi que leurs nombreuses progénitures, tels que les N’Garaï. Les Anciens Dieux, dont la plupart n’avaient pas une forme humanoïde, dégénérèrent par la suite en prédateurs de leur propre espèce, l’humanité n’étant pas encore apparue à l’époque. Avec la venue de la première génération de nouveaux dieux, le premier desquels fut Atûm, les Anciens Dieux furent détruits ou, pour ceux ayant suffisamment de ressources, durent s’enfuir dans d’autres dimensions. Seule l’Ancienne Déesse appelée Gaea, mère d’Atûm, resta sur la Terre, fusionnant sa propre essence avec celle de la planète et de toutes les formes de vie de celle-ci, devenant la déesse couramment appelée Mère Nature.

Les démons de classe II peuvent également être des dieux déchus ou dégénérés mais surtout ils sont issus de générations ultérieures et souvent d’une dimension autre que celle de la Terre. Ces démons, classiquement appelés les diables, vivent dans des domaines extradimensionnels généralement surnommés « Enfers » et, jusqu’à ce jour, utilisent les êtres humains comme pions ou sujets. Pour l’essentiel, les démons de ce groupe sont soit des dieux postérieurs aux Anciens Dieux et dégénérés (comme Lilith, la mère des démons), soit d’êtres créés lors du combat final entre le Démogorge et les Anciens Dieux et issus des résidus maléfiques de cette bataille (comme Méphisto). Cette classe de démon comprend des individus, outre ceux déjà cités, tels que Satannish, Thog, Azmodeus ou Baphomet. Plusieurs de ces entités ont également prétendu être « Satan » (un terme hébreu signifiant « ennemi ») afin d’exploiter les croyances humaines en l’existence d’une entité unique incarnant la totalité du mal. Le « véritable » Satan (si tant est qu’un tel être existe) n’est encore jamais apparu quand un quelconque récit. Même les êtres humains qui croient être liés ou influencés par Satan (comme Daimon Hellstrom, sa sœur Satana ou encore le Ghost Rider, etc.) ont en fait été en contact avec d’autres démons arborant ce nom. Cette classe de démon se subdivise en « sous-classes » de messagers, de serviteurs démoniaques, qui sont aux ordres des plus puissants d’entre eux, appelés globalement « les Seigneur infernaux » (voire, pour certains, des démons d’autres classes) et gouvernant chacun leur propre « Enfer ». Ces démons inférieurs tirent leur puissance de la même source que leurs maîtres mais la quantité de pouvoir qu’ils amassent est infiniment moindre. Les démons de ces sous-classes comprennent, par exemple, Zarathos, Sligguth, Ikthalon, Allatou, Ningal, Ludi et des hordes de démons peu ou pas connus.

Les démons de classe III ont également des origines extra-dimensionnelles mais, sous exception, ont des formes clairement non humanoïdes et leurs motivations mêmes sont souvent totalement étrangères à celles des humains. Certains de ces démons ont vécu sur Terre à une époque ou une autre, avec une autorité plus ou moins étendue ; d’autres sont restés dans leur dimension d’origine, attendant d’y être découverts par des sorciers ou des explorateurs inter-dimensionnels. Les démons de cette catégorie sont représentés par Shuma-Gorath, une créature énorme semblable à une limace dotée de multiples tentacules avec un œil unique et qui se nourrissait de l’humanité à l’époque préhistorique, les Immortels et leur chef, le Sans-Nom, une race entière de démons venue d’une autre dimension. Une autre race est celle des Incérébrés, vivants désormais au sein de la Dimension noire et adversaires permanents de son souverain, Dormammu. Il est encore possible de citer comme démons, sans être certain de leur classification et sans exhaustivité, Haémovar, Hedron, Brutus Klor, Malivole, Molgotha, la race des Muranaï, Phémos, Sifror ou Skarabrus. Tous ces démons, quelle que soit leur classe, sont cependant capables de s’unir contre une menace plus importante ; cela fut clairement établi lorsque Magik (alias Amanda Sefton) les convoqua dans les Limbes pour faire face à l’Ennemi. Lors de cette réunion, ils furent globalement qualifiés de Seigneurs du Désagrégat.

Les Principats

Encore une fois, il s’agit d’un terme générique pour regrouper sous une même appellation un certain nombre d’êtres surhumains possédant un certain nombre de traits communs. La principale caractéristique des principats est qu’ils sont invoqués par les magiciens et sorciers des différentes dimensions afin d’accroître les capacités mystiques de celui ou celle qui fait appel à eux. Leur nom apparaît ainsi dans les différentes formules magiques utilisées à travers le multivers, et, sur Terre, principalement dans les sortilèges employés par le Dr Strange.

A intervalles plus ou moins réguliers, et surtout démesurés à l’échelle humaine puisque calculés en million d’années, ces entités s’affrontent au cours de la Guerre des Sept Sphères. Chaque entité recrute les sorciers de différents univers, demandant leur obéissance pendant la durée de la guerre en échange de l’aide qui leur accordait jusque là. Plusieurs de ces entités sont rassemblés en groupes plus ou moins stables ; le plus connu (et probablement le plus puissant) d’entre eux est le Vishanti (cf. leur fiche) ; celui-ci semble, au moins à l’échelle de la dimension terrestre, dominer les autres entités ou, au minimum, bénéficier d’une préséance sur les autres principats. Cela s’illustre par le fait que le titre de Sorcier suprême dont bénéficie le sorcier le plus doué et le plus puissant est attribué lors d’une cérémonie présidée par le Vishanti lui-même, sans qu’aucun autre principat n’intervienne. La récente Guerre des Sept Sphères a permit d’établir que le Vishanti assure un certain équilibre de la magie dans l’univers, même si la nature exacte de cet équilibre reste entouré de mystère. C’est cet équilibre qui est l’enjeu de la Guerre des Sept Sphères qui oppose ainsi principalement le Vishanti et un autre trio de principats connu sous le nom de la Trinité des Cendres ; celle-ci regroupe les entités Grief-Savor, la Mère-de-Douleur et Ygmlosvorraich. Les capacités exactes de cette Trinité restent inconnues et les conséquences d’une éventuelle victoire de leur part sur le Vishanti sont totalement inconnues.

D’autres principats se sont associés au sein de l’Octossence, un rassemblement de huit principats : Balthakk, Cyttorak, Farallah, Ikonn, Krakkan, Raggador, Valtorr et Watoomb. Il y a des millénaires, ceux-ci décidèrent de déterminer le plus puissant d’entre eux et choisirent la Terre comme champ de bataille, chacun créant un objet concentrant sa puissance et capable de transformer un mortel en une incarnation de leur force, un Avatar. Ce n’est que récemment que les huit Avatars de l’Octossence se réveillèrent mais ils furent battus par les Vengeurs, Spider-Man et l’un d’entre eux, le Fléau, qui refusa de se livrer à cette guerre.

Si la nature des Principats, profondément étrangère à la dimension terrestre, semble les rapprocher de certains démons, les principats sont, comme les dieux, souvent associés à un élément qui semble être un trait de caractère, physique ou un élément naturel. Ainsi, Watoomb est associé aux vents, la lune à Munnopor, les illusions et les images à Ikonn et Farallah se caractérise par ses crocs. De plus, contrairement aux démons, les principats ne semblent pas avoir un besoin quotidien des mortels pour acquérir ou conserver leur puissance ; au contraire, ce sont les mortels qui bénéficient de leur association avec un ou plusieurs principats. La frontière est d’autant plus floue que des membres des catégories précédents sont parfois invoqués dans un cadre magique : sous le nom de Danu, la déesse Gaea est invoquée dans la magie celtique ; le Dr Strange a également fait appel à des dieux de l’Olympe comme Vénus, Morphée ou Neptune (sous son nom grec de Poséidon) ainsi qu’à Eternité lui-même et certains de ses adversaires font régulièrement appel à des démons de classe II comme Satannish ou Méphisto. Dans au moins un cas, celui de la Faltine, un principat régulièrement invoqué pour son lien avec le feu, une race entière semble issue d’un principat ; ainsi, Dormammu le Terrible et sa sœur, l’Indicible Umar, ont toujours revendiqué leur appartenance à la race de la Faltine, par l’intermédiaire de leur géniteur, un dénommé Sinifer.

De nombreux autres Principats ne sont connus que par le biais des invocations prononcées par le Dr Strange ou des nombreux autres pratiquants des arts mystiques de différentes dimensions. De manière non exhaustive, il est ainsi possible de citer Amtor, Bishru, le Bromagdon, Caa-Fu, Cinnibus, Cyndriarr, Daveroth, Denak, Dyzakk, Kuupar, Lubna, Maalock, Mabdhara, Malginor, Mhytorr, Nilrac, Nirvalon, Omar, Pohldahk, les Séraphins et Whazoom.

Conclusion

Au-delà de ces quatre catégories d’êtres immortels, il existe des individus qu’il est difficile de classer selon cette typologie, essentiellement car leur nature exacte reste entourée de mystères, et semble partager des critères de plusieurs catégories, d’où une difficulté pour déterminer leur appartenance.

Certains gouvernent leur propre dimension, comme Cauchemar, et sont peut-être des dieux sans panthéons ou de panthéons disparus, terrestres ou non. D’autres vivent dans des espaces interdimensionnels, tel l’Hôte-des-Ténèbres. D’autres encore sont simplement des monstres d’autres dimensions comme le Saurien de la Nuit, Zom ou Visimajoris, ou alors des mortels aux pouvoirs décuplés tels Tiboro, Xander ou Shialmar. Certains semblent issus d’entités mystiques, tels Dormammu et Umar, qui proclament volontiers leur appartenance à la race de la Faltine. Enfin, certains ont une nature élémentaire, tels Hellfire, Hydron ou Zéphyre. Le multivers semble ainsi peuplé d’une infinité de créatures, aux définitions parfois floues et complexes, et dont l’appartenance à différentes catégories n’interdit pas les associations, comme Dormammu et Loki le montrèrent en s’alliant ensembles ou encore avec les Seigneurs de la Peur, qui associent, entre autres, des êtres hors catégorie comme D’Spayre avec des êtres liés aux dieux comme Nox, parente du panthéon olympien. Un autre exemple de la complexité de ces distinctions est le cas des Cinq-qui-sont-tout, rencontrés par le Loup-garou et Frère Vaudou ; il s’agit d’entités venues d’une, ou plusieurs, autre(s) dimension(s) dont l’un des membres, le Dr Glitternight, provoqua la scission du groupe lors d’un conflit qui dévasta de nombreux mondes ; le combat vit la disparition d’Œil-de-Feu, emprisonné par Glitternight, et l’expulsion de ce dernier qui fut réduit à l’état d’être humain bien que conservant de vastes pouvoirs mystiques ; devenus les Trois-qui-sont-tout, le groupe comprend la Cagoule, le Serpent-de-Feu et le Chevreau. La nature exacte de ce groupe, dieux, entités ou principats, reste ainsi un mystère.

Par ThierryM

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